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4 romans graphiques pour se faire peur le 31 décembre

Frankenstein
De Michael Walsh, 120 pages
Publié le 10 octobre 2025 chez Urban Comics — 20,50€
Avant de donner vie à sa créature, le docteur Henry Frankenstein a profané bien des tombes, exhumé bien des cadavres, rassemblés bien des membres. Mais dans quelle mesure les morceaux de leurs anciens propriétaires ont-ils contribué à créer le monstre que nous connaissons ? Dans cette relecture horrifique signée Michael Walshqu’on avait adoré sur la série anthologique La pièce d’argentchaque partie du monstre vient raconter sa propre histoire., dans une approche narrative originale en quatre chapitres, chacun dédié à un fragment du corps de la créature. Plutôt que de raconter une énième fois les origines du monstre, l’auteur s’intéresse aux porteurs originaux de ces organes. Un puzzle macabre qui se recompose progressivement, tout en distillant une intrigue parallèle qui reprend les grandes lignes du film de 1931 avec Boris Karloff.
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Derrière la porte
De James Tynion IV et Gavin Fullerton, 104 pages
Publié le 3 octobre 2025 chez Urban Comics — 20,50€
James Tynion IV, déjà récompensé pour sa série Tla belle maison sur le lacrevient avec un nouveau récit d’épouvante. Jamie est un petit garçon de quatre ans qui souffre de terreurs nocturnes : tous les soirs, il voit un monstre sortir de la porte du placard de sa chambre. Le couple décide de traverser le pays pour repartir à zéro, laissant tout derrière eux. Mais les monstres ne sont pas si faciles à semer.
Le dessin réaliste de Gavin Fullerton, avec ses jeux d’ombre et de lumière souvent en contre-plongée du point de vue de Jamie, confère au récit toute sa puissance horrifique. Les scènes muettes où le monstre étreint l’enfant, incapable de crier comme dans une paralysie du sommeil, sont glaçantes. Mais Derrière la porte est plus qu’un simple récit d’horreur. Comme d’autres récits avant lui, le roman graphique utilise le prétexte des cauchemars de l’enfance pour porter des traumatismes réels, et bien humains. L’horreur devient la parabole d’une souffrance commune : c’est sombre, brillant, terrifiant.
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M est pour Monstre
De Talia Dutton, 224 pages
Publié le 22 octobre 2025 chez Delcourt — 14,95€
Frances et Maura sont des jumelles inséparables depuis toujours. Lorsque Maura décède dans un tragique accident, sa sœur jure de la ramener à la vie. Après de nombreux échecs et beaucoup de larmes, un miracle se produit enfin. Mais la créature qui se relève de la table n’est clairement pas Maura. Espérant déclencher les souvenirs de sa sœur disparue, Frances entoure M dans un carcan de passé.
Cette relecture moderne du mythe de Frankensteinavec son trait épuré aux tons de noir, blanc et turquoise, explore avec justesse le deuil et la difficile reconstruction des vivants. Le roman graphique explore aussi les attentes irréalisables de ceux qui viennent après. C’est poétique malgré la noirceur, beau malgré la mort. Un premier roman graphique remarquable qui devrait résonner auprès des adolescents autant que des adultes.
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À faire peur : Terreur au camping
De Paul Drouin, Ingrid Chabert et Lylian, 48 pages
Publié le 8 octobre 2025 chez Soleil — 11,50€
Une nouvelle saga horrifique pour les ados qui envoyaient bon les soirées lugubres au coin du feu et les guimauves grillées. Dans ce premier tome, en costume Kori, 11 ans, accro aux écrans, lâchée dans un séjour nature au camping de Trouilnsac pour vivre une détox numérique forcée. Mais la soirée vire vite au cauchemar : le bois cache des créatures aussi étranges que voraces. Dans la lignée des Contes de la Crypte et de la saga Chaise de Poulecette nouvelle série anthologique mélange grotesque de série B et leçon un brin moralisatrice sur le rapport aux écrans. les 10-15 ans devraient apprécier, les plus grands aussi. Si le scénario n’évite pas certains poncifs, il les assume de manière assez jouissive. L’objectif est plus de donner le goût du frisson aux jeunes lecteurs que de réellement les traumatiser.
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