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100 emplois menacés en 2026

Spécialisée dans l’emballage en bois, une usine située dans le Calvados fermera ses portes courant 2026, au grand regret d’une commune toute entière. 104 employés seront affectés.
Le camembert fait sans nul doute partie de notre patrimoine culturel. Les 20 et 21 septembre 2025, alors que se tiendra la
7e édition du concours du véritable camembert de Normandiedans l’Orne, le grand maître de la confrérie des chevaliers du camembert a d’ailleurs fait partie à France 3 Normandied’un dossier déposé au ministère de la Culture afin d’inscrire le camembert normand au patrimoine immatériel de l’Unesco. « Nous le faisons avant tout pour le protéger et protéger son savoir-faire. C’est certainement l’un des fromages les plus compliqués à faire, ça paraît simple mais ça ne l’est pas »a ainsi expliqué Dominique Vignat.
Une commune en Deuil
Dans le Calvados, s’est pourtant un changement majeur qui s’apprête à bouleverser la petite commune de Saint-Pierre-en-Auge (7 265 habitants). Fondée en 1885, l’usine Cibem, véritable institution dans le département, mettra prochainement la clé sous la porte. Bien qu’aucune date officielle n’ait été pour l’instant annoncé, l’entreprise, spécialisée dans l’emballage en bois, et notamment la fabrication des boîtes de camembert, devrait fermer au cours du premier semestre de l’année 2026indique Le Parisien. Aucune solution de remplacement n’a non plus été fixée par les producteurs de fromages concernés.
L’annonce de la fermeture de l’usine a été ressentie comme
un choc pour de nombreux habitants. « C’est toute l’âme de la commune qui va s’en aller. Cette usine, c’est le cœur de notre vie économique, sociale et historique. C’est inimaginable. Et tous ces gens qui vont se retrouver sur le bord du chemin… », se désole Louis, 71 ans, dans les colonnes du
Parisien.
Des investissements qui n’auront pas suffi
La désillusion est d’autant plus forte, qu’en 2011, l’usine Cibem avait déjà échappé à la liquidation judiciaire en étant rachetée par la Snec, une filiale de Lactalis. Comme le note Le Parisienle groupe avait d’ailleurs investi pas moins de 25 millions d’euros pour moderniser le site.
Un coup de pouce qui, sur le long terme, n’aura finalement pas suffi à la survie de l’entreprise. « Cette décision particulièrement difficile résulte d’une situation économique déficitaire persistante. Les investissements industriels importants n’ont malheureusement pas permis de compenser une baisse continue des commandes », a déclaré la direction lors de son annonce le 30 septembre dernier.


Quel avenir pour les employés de l’usine ?
Face à ses 104 employésla direction de l’usine s’est engagée à accompagner chacun d’entre eux « en proposant des solutions de reclassement local en interne, et en identifiant des opportunités externess ». La pilule reste cependant difficile à avaler pour les nombreux salariés de l’usine.
« On se disait qu’ils pourraient peut-être arrêter le bois, mais on ne pensait pas que les boîtes en carton s’arrêteraient aussi. Et finalement, tout va s’arrêter. C’est d’une brutalité inouïe », se désole dans Le Parisien Valérie Prévost, 55 ans, employée du groupe depuis 13 ans. Pour l’heure, la direction a fait partie de négociations avec les représentants du personnel afin de définir ensemble les mesures d’accompagnement favorisant ces reclassements.











