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il porte plainte contre la police pour “violences volontaires” à Lens

il porte plainte contre la police pour “violences volontaires” à Lens

En quête d’un toit pour la nuit, il s’est retrouvé face aux crocs d’un chien policier. À Lens, un squatteur dénonce les violences subies.

Une nuit qui tourne au cauchemar. À Lens, un homme sans papiers ayant trouvé refuge dans une maison vide a été mordu par un chien policier
lors de son interpellation. Le squatteur dépose aujourd’hui
plainte pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique. Un épisode qui ravive les tensions autour des méthodes d’intervention policière.

Un squatteur à la recherche d’un simple abri

Mohamed Chetioui, installé en France depuis onze ans, raconte avoir voulu “trouver simplement un endroit où dormir”. En février 2025, lui et un amint pénétré dans une maison inoccupée qui appartenait au bailleur social Maisons et Cités. Selon leur version, aucune effraction n’a été commise. Mais quelques minutes plus tard, une patrouille de police intervient.

“Ils ont lâché le chien direct”, déclare Mohamed à La Voix du Nord. Mordu au Mollet, il perd connaissance sous la douleur tandis que son ami est neutralisé par un Taser. Puis, transporté à l’hôpital, le squatteur reçoit une dizaine de points de suture. Aussi, on lui délivre un mois d’incapacité totale de travail.

Quand la peur dépasse la morsure

Depuis cette nuit, Mohamed Chetioui dit vivre un véritable traumatisme. “Je ne dors plus, je fais sans cesser des cauchemars avec des chiens”, confie-t-il. L’homme, désormais sans emploi, raconte une vie bouleversée
par la peur et l’instabilité.

Si son statut de sans-papiers
complexe toute démarche administrativesa plainte pourrait mettre en lumière les conditions d’intervention policière face à des individus vulnérables, souvent en errance ou sans domicile. Pour l’heure, la version des forces de l’ordre n’a pas été communiquée.

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Une cohabitation explosive entre squateur et forces de l’ordre

Il faut dire que cette affaire s’inscrit dans un contexte national tendu autour des squats et des logements inoccupés. En France, la loi prévoit des
sanctions sévères contre les squatteursmais elle encadre aussi l’usage de la force par la police. Toute intervention doit être proportionnée à la situation et respecter le principe de nécessité, afin d’éviter tout recours excessif à la violence lors des interpellations.

Chaque année, plusieurs cas similaires opposant les autorités à des personnes cherchant simplement un abri. Entre précarité et illégalité, le profil de Mohamed Chetioui soulève une question de fond : jusqu’où peut aller la fermeté lorsqu’elle se heurte à la détresse humaine ?

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