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« Ça fait tellement mal, j’en ai pleuré » : son studio est squatté

Un studio en Seine‑et‑Marne mis en location pour une semaine se transforme en cauchemar : le locataire refuse de partir, change la serrure et menace le propriétaire, qui se dit « en grande difficulté »..
Un simple contrat de location de courte durée, censé durer quelques jours, a basculé en un scénario absurde pour un propriétaire modeste. Il avait acheté son studio pour le louer, via une plateforme en ligne, et depuis fin août il ne peut plus accéder à son bien. Entre menaces, serrures remplacées et procédure judiciaire incertaine, il décrit une situation qui met en lumière les failles du système et la détresse d’un investisseur lambda.
En Seine-et-Marne, une location de studio vire au squat
Selon Le Parisienle propriétaire du studio, situé à Savigny‑le‑Temple en Seine‑et‑Marne, avait loué son bien à une femme «quelques jours » pour accompagner sa fille à un concours. La locataire était venue via une plateforme en ligne. Mais au lieu de partir à la date prévue, elle a changé la serrure et décliné toute évacuation.
« Ça fait tellement mal. J’en ai même pleuré. Aujourd’hui, je me retrouve en grande difficulté financière car je dois continuer à rembourser chaque mois un crédit immobilier, sans disposer de mon bien »,confie‑t‑il à la presse.
Un message que le
locataire‑occupant n’a pas hésité à accentuer en écrivant : «Si vous décidez de rentrer… c’est puni par la loi. Vive la France ! Vive la République !».
Des conséquences financières (et émotionnelles) désastreuses pour le propriétaire
Placé dans une situation de blocage, le propriétaire continue à respecter ses engagements financiers : crédit, impôts, charges d’électricité. Sans pouvoir percevoir de loyers ni récupérer son bien, il se envoie «au bord de la ruine». L’absence d’action rapide des autorités ajoute à son sentiment d’impuissance.
Selon un avocat intégré, «soit la procédure rapide est lancée, soit cela peut durer un an, voire 18 mois». Le temps s’égrène sans que le propriétaire puisse agir. Entre anxiété croissante et incertitude, il traverse un épisode où l’investissement se transforme en piège.


Comment éviter un tel scénario cauchemardesque ?
Pour limiter les risques liés aux
emplacements courtes duréesvoici quelques pistes utiles :
- privilégier un contrat à long terme ou une caution classique pour éviter l’usage abusif d’une courte durée ;
- vérifier minutieusement l’identité et la fiabilité du locataire avant remise des clés ;
- installer une surveillance (alarme, caméra extérieure) et conserver un double des clés ou de la serrure d’origine ;
- souscrire une assurance « propriétaire non occupant » couvrant les squats et les occupations illégales ;
- se renseigner auprès de la préfecture pour connaître les délais d’intervention en cas d’occupation illégale.
Ces précautions ne garantit pas zéro risque
mais permettre d’agir plus rapidement et de renforcer sa position juridique.











