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quelles sont les technologies françaises secrètement utilisées par la Russie ?

quelles sont les technologies françaises secrètement utilisées par la Russie ?


C’est une enquête vertigineuse qui vient de publier le journal Le Monde en partenariat avec huit autres médias prestigieux européens, américains et japonais. Dénommé « Russian Secrets », il ressort de cette enquête que la Russie est parvenue à se procurer des technologies occidentales de pointe en vue de protéger son arsenal nucléaire dans l’Arctique.

Pour cela le pays dirigé par Vladimir Poutine a mis au point le projet militaire secret « Harmonie », qui consiste en un réseau sous-marin de milliers de kilomètres composé de câbles et d’autres dispositifs de surveillance afin de garder ses sites stratégiques. D’après les documents du collectif de journalistes, ces instruments d’écoute acquis par Moscou ont été installés par une flottille de neuf bateaux. L’idée est ainsi de mieux repérer le passage de sous-marins de l’OTAN qui pourrait passer à proximité.

Pour se procurer ce matériel en provenance des États-Unis, du Japon et d’Europe, dont la France, la Russie a au préalable créé un réseau de sociétés-écrans, indiquant nos confrères. Au sommet de cette pyramide, on retrouve la compagnie Mostrello Commercial Limited, d’après cette enquête. Basée à Chypre, cette dernière aurait permis à Moscou d’acquérir ce matériel de haute technologie en toute discrétion.

Des produits français utilisés

Sonars, robots sous-marins… Les sociétés établies au sein de l’Union européenne confirment toutes ces ventes mais toutes précisément respectées l’ensemble des réglementations applicables pour la commercialisation de matériel à usage civil, avant que ce dernier ne soit détourné à des fins militaires par la Russie. L’intégralité de ces entreprises nie donc avoir eu connaissance du client final : l’armée russe.

Deux sociétés françaises sont concernées par cette affaire. La première, iXblue, est devenue Exail, ni fermement sa relation commerciale avec Mostrello. D’après Le Monde, son matériel acoutisque a été utilisé. La firme indique toutefois par l’intermédiaire d’un porte-parole : « Nous pouvons confirmer qu’iXblue (désormais Exail) a vendu en Russie, avant 2022, du matériel à vocation scientifique et/ou industrielle de type opération offshore (largueurs acoustiques de faible charge) ». Elle ajoute que ces ventes « ces ventes ont été réalisées dans le strict respect des sanctions et avec les autorisations des autorités françaises compétentes lorsque nécessaire ».

Quant à la deuxième société citée RTsys, spécialisée dans la surveillance acoustique passive, elle a vendu pour plus de 700 000 euros d’équipement entre 2015 et 2017, révèle l’enquête. Nos confrères précisent que « des enregistreurs sous-marins autonomes vendus par RTsys, capables d’embarquer plusieurs hydrophones en eau profonde et de détecter les bruits ambiants sous-marins » ont été utilisés dans le cadre du projet Harmonie.

L’Europe tente de protéger ses technologies sensibles

L’ancien président de l’entreprise en poste au moment de la signature des contrats n’a pas fait de commentaires. En revanche, le groupe Sea Vorian, qui a racheté cette société en 2021, a fourni quelques éléments de contexte en précisant que « ces ventes consistaient notamment en la fourniture de courantomètres et de sondes de mesure de qualité de l’eau de mer ». Elle promet en outre que « les procédures internes ont été renforcées en 2022 après le rachat de l’entreprise ».

Au-delà de ces cas particuliers, cette affaire pose clairement la question des capacités de l’Union européenne à stopper la vente de certaines technologies civiles sensibles aux pays rivaux. D’ailleurs, depuis 2021 et l’adoption d’une directive, certaines ventes doivent obtenir des autorisations délivrées par les États.

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