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Anyos, Ekwateur, Olenergies… : les coulisses du Meet’Up Greentech 2025

Anyos, Ekwateur, Olenergies… : les coulisses du Meet’Up Greentech 2025





Anyos, Ekwateur, Olenergies… : les coulisses du Meet’Up Greentech 2025

Dix ans après l’Accord de Paris, Meet’Up Greentech, événement annuel organisé par l’Ecolab – le laboratoire d’innovation du Commissariat général au développement durable (CGDD) au sein du pôle ministériel Transition écologique et Aménagement du territoire -, a donné un nouveau rendez-vous, les 21 et 22 octobre à Station F, à l’écosystème de l’innovation dans la transition écologique. Les solutions d’adaptation au changement climatique comme celles de décarbonation des transports ont notamment été mises en avant lors de cette édition qui a revendiqué 2 500 participants, dont de nombreuses entreprises de la technologie verte tricolore, européenne mais aussi canadienne, l’un des partenaires de Meet’up Greentech 2025 étant le Centre d’excellence de l’efficacité énergétique québécois. Tour d’horizon.

Crédit : GreenUnivers.
  • Le prochain appel à manifestation d’intérêt (AMI) Greentech Innovation s’ouvrira à compter du 1euh décembre prochaina annoncé le ministre délégué chargé de la Transition écologique, Mathieu Lefèvreen ouverture de l’événement. Un appel à candidatures qui s’adresse depuis l’an dernier aux entreprises innovantes françaises mais aussi européennes.
  • La technologie verte tricolore, qui réunit 2 900 entreprises, à créé 55 000 emplois l’an dernier en France et prélèvements pour 30% des levées de fonds du capital-risque français, selon Bpifrance. Pour continuer à soutenir la dynamique, le ministre délégué chargé de la Transition écologique mise notamment sur l’export ainsi que la commande publique innovante et durable. « Nous avons encore incontestablement une marge de progrès, à travers notamment le dispositif Achat public innovant », at-il indiqué.
  • Des démarrer aux mise à l’échelle, 30 nouvelles entreprises innovantes, françaises et quelques européennes, ont été labellisées Greentech Innovation cette année. A ce jour, quelques 300 entreprises lauréates sont en activité, dans les secteurs de la mobilité durable, de la décarbonation de l’industrie, de l’économie circulaire et des énergies renouvelables. Et parmi les lauréats 2025, nombreux sont ceux qui cherchent à lever des fonds…
  • Ainsi de la démarrer Anyosà l’origine d’une borne de recharge modulaire et reconditionnable, du fait de sa façade évolutive pouvant s’étendre jusqu’à trois points de charge. Fondée en 2019, cette entreprise occitane qui réalise la R&D, la production, la mécanique et l’assemblage en France, commercialise son innovation en tant que matériel en tant que servicesous forme de rachat ou de location, auprès de clients tels que Bordeaux Métropole, General Electric, Eiffage ou Vinci. Sur les 5 M€ qu’elle ambitionne de lever, il lui reste à trouver un dernier ticket de 1 M€, confie Paul Malbert, cofondateur d’Anyos. Objectif : passer à l’échelle et ouvrir de nouvelles agences à travers l’Hexagone, à Paris, Nantes et Strasbourg notamment.
  • Autre nouveau lauréat Greentech Innovation, Boisurel planche depuis quatre ans sur une solution de système de chauffage solaire aérothermiquefabriqué en France, qui grâce à un collecteur solaire, chauffe l’air intérieur et vise à en améliorer la qualité. L’entreprise toulousaine commercialise ses panneaux depuis l’année dernière – une centaine d’installations à ce jour – et vise une première levée de fonds, de 300 000€, dont 150 000€ proviendraient de Bpifrance.
  • Dans l’économie circulaire, Skop est l’une des nombreuses jeunes pousses exposantes qui innovent dans le domaine du construction durable. La société francilienne a conçu un logiciel collaboratif de gestion d’inventaires dans le bâtiment qui vise à répertorier les projets et faciliter le réemploi des matériaux via une plateforme SaaS ainsi qu’un outil de correspondance de l’offre et de la demande. Labellisée cette année Greentech Innovation, elle est aussi en quête de fonds : elle vise une première levée, à hauteur de 750 000€.
  • Toujours dans le bâtiment durable, Carbone net utiliser les images satellites et l’intelligence artificielle (IA) pour simuler, analyser et optimiser l’impact environnemental (carbone, biodiversité) de projets d’aménagement via une application SaaS. Fondée à Bordeaux il ya trois ans, la jeune pousse, labellisée cette année Greentech Innovation, s’adresse aux collectivités locales, aux propriétaires fonciers, aux bailleurs et au secteur agricole. De son côté, Caeli Énergieentreprise grenobloise créer en 2020, fait son entrée dans la promotion 2025 de Greentech Innovation avec son climatiseurs sans fluide frigorigène, économe en énergie et sans rejet de chaleur.
  • D’autres démarrer et PME présentes au Meet’Up sont labellisées Greentech Innovaton depuis déjà quelque temps. C’est le cas d’Ekwateurfournisseur d’énergie diversifiée dans l’autoconsommation et les bornes de recharge. L’entreprise francilienne, qui a grandi à 150 collaborateurs, cherche notamment à se renforcer dans le B to B, dont les artisans. Et mettre désormais sur des partenariats tels que celui noué avec le club de rugby l’Aviron Bayonnais, pour booster sa visibilité et trouver des relais de croissance, en co-créant une offre destinée aux supporters.
Olenmove, nouveau groupe électrogène d’Olenergies. Crédit : GreenUnivers.
  • De son côté, le fabricant de batteries tricolores Olénergiesaprès avoir ouvert son capital à Reed – Groupe Société Générale en mai dernier, est entré au mois d’août dans ses nouveaux locaux, à Bagnolet (820 m2). L’objectif est d’y installer une deuxième ligne de production, automatisée. Spécialisée également dans les groupes électrogènes, l’entreprise vient de sortir son nouveau modèle « XS », baptisé Olenmove, destiné aux chantiers.
  • Autre pépite de la greentech, Enogrille a récemment été agréée « entreprise solidaire d’utilité sociale ». Le spécialiste des logiciels de pilotage des opérations d’autoconsommation collective accompagne une dizaine de nouvelles opérations tous les mois, affirmé-t-on chez Enogrid. Parmi elles, le projet Abr’Energies, dans la commune des Abrets en Dauphiné (Isère), a réuni en cette rentrée une centaine de particuliers qui consomment l’électricité venant d’une centrale photovoltaïque (ombrières) installée par la mairie. Après avoir atteint un CA de 1M€ l’an dernier, la société vise une hausse de son CA de 20 % en 2025.
  • Versez sa part, Voltalisspécialiste de la flexibilité diffuse, a signé fin septembre un partenariat avec Siemens Smart Infrastructure pour accélérer dans le bâtiment tertiaire. Spécialisé dans le pilotage intelligent de la consommation électrique, Voltalis intégrera sa plateforme à celle de Siemens via une interface numérique qui automatise l’interaction entre les opérateurs de flexibilité et les bâtiments pour contribuer à la stabilité du réseau électrique.
  • Enfin, l’innovation dans la transition écologique vient aussi du Québec. Exemple, dans le diagnostic énergétique des parcs immobiliers tertiaires grâce à l’IA, un créneau sur lequel se positionne Vadimapune entreprise fondée en 2019 à Montréal, qui vient d’ouvrir un bureau à Lyon. Basé sur l’analyse des données en temps réel, son outil dresse des scénarios de rénovation et propose des actions de performance énergétique de manière accélérée. Ses clients : des fournisseurs d’énergie au Québec, notamment, et désormais également des sociétés de services énergétiques en France – pays que Vadimap considère comme sa « porte d’entrée » vers le marché européen.






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