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Arrêter de tondre sa pelouse : ces photos avant-après de jardin sans tondeuse, jugé « juste magique », bousculent tout ce qu’on croit d’un extérieur soigné


En stoppant la tondeuse, un propriétaire a vu ses 9 pelouses monotones se métamorphoser en décor vivant. Que racontent vraiment ces photos avant-après sur l’art de ne plus tondre sa pelouse sans finir en friche ?
Neuf grandes pelouses, une simple tondeuse à pousser et des heures passées chaque semaine à faire des allers-retours : pour l’Instagrammeuse @bluehouse_amberley, tondre était devenue une corvée écrasante. Un printemps, elle a décidé d’arrêter net et de laisser l’herbe monter en graines, sans lancer de grands travaux ni revoir tout son jardin.
Quelques mois plus tard, les photos avant-après postées sur son compte montrent une métamorphose spectaculaire : une pelouse rase et monotone s’est changée en prairie mouvante, que les enfants et les animaux adorent parcourir. Un commentateur résumera l’ambiance en un seul mot, “juste magique !”, rapporte House Digest. Et le contraste continue d’intriguer.
Ne plus tondre sa pelouse : d’une corvée à un paysage vivant
Au départ, le décor chez @bluehouse_amberley est celui que beaucoup connaissent : de grandes étendues d’herbe taillée court, très propres mais assez uniformes. En arrêtant de tondre au printemps et en laissant l’herbe monter en graines, le jardin a gagné en relief sans que le propriétaire n’ait à planter ou à modifier grand-chose. Les têtes de graines ont apporté de la texture, des nuances de couleur et un intérêt visuel constant, rappelant “à quoi la terre aurait pu ressembler autrefois”, explique House Digest.
Cette idée de transformation radicale fait écho à un autre avant-après spectaculaire, en plein Paris cette fois. Quand il a découvert un jardin de 150 m² entièrement minéralisé, le paysagiste Pierre-Alexandre Risser a eu un choc : “Quand nous sommes arrivés, c’était l’empire de la désolation : du pavé et du gazon synthétique”, explique Pierre-Alexandre Risser, cité par Le Figaro. Son équipe a recréé une pelouse, des terrasses et une végétation foisonnante pour que l’on ne sente plus les limites de l’enceinte, malgré la petite surface.
Arrêter de tondre sa pelouse : des bénéfices concrets pour le jardin
Dans le cas du jardin sans tondeuse de @bluehouse_amberley, le premier bénéfice est visuel : la cour n’a plus rien d’ennuyeux ni de fade. Mais l’impact va plus loin. Quand on cesse de tondre très ras, des plantes à fleurs peuvent enfin éclore, ce qui tenue bien davantage de pollinisateurs qu’un gazon raccourci de près. Le simple fait de ranger la tondeuse réduit également la consommation de carburant des moteurs thermiques et les émissions de carbone associées, tout en libérant du temps et de l’argent pour autre chose que la tonte.
L’eau fait partie des points clés : une pelouse classique peut demander énormément d’arrosage, alors qu’un couvert végétal plus haut supporte mieux la sécheresse. House Digest rappelle qu’on réduit sa consommation d’eau en laissant le terrain devenir plus sauvage, tout en offrant un refuge aux plantes indigènes. Au fond, la logique rejoint celle du jardin parisien réinventé : “Ce n’était pas facile car le jardin ne bénéficie pas de beaucoup de lumière. Le gazon est très difficile à faire pousser à Paris. Pourtant c’est un espace généralement très réclamé par nos clients, notamment par les hommes !”, explique Pierre-Alexandre Risser. Là encore, le confort d’utilisation et le plaisir visuel priment.
- Moins de tonte : moins de carburant, moins de bruit, plus de temps libre.
- Plus de biodiversité : fleurs spontanées et insectes pollinisateurs se trouvent à se nourrir.
- Moins d’arrosage : un couvert plus haut garde mieux l’humidité du sol.
Jardin sans tondeuse : garder un aspect soigné avec quelques règles simples
L’expérience de @bluehouse_amberley montre aussi ses limites : en laissant absolument tout pousser, le propriétaire a constaté que la zone finie par se couvrir d’herbes en touffes peu esthétiques. Quand ce stade est atteint, il ou elle tond alors ce secteur et laisse une autre partie de la propriété redevenir sauvage. Ce système de rotation évite que le terrain prenne l’air d’une friche abandonnée. Autre astuce cruciale pour un
jardin sans tondeuse qui reste lisible : tondre des chemins nets et aménager des espaces de repos. La prairie prend alors l’allure d’un véritable jardin sauvageorganisé, où l’on circule facilement.
Sur le jardin parisien, Pierre-Alexandre Risser suit la même logique de mise en scène, même si le projet repose sur des travaux beaucoup plus lourds. “Un jardin réussi est un espace où l’on ne voit plus les limites. Nous avons planté des arbres pour changer les rapports d’échelle et ajouté des arbres en pot qui passeront sous les plus hauts”, détaille le paysagiste. “Ce jardin n’avait pas d’histoire. Notre travail, c’est presque de la mise en scène de théâtre, on a fait un décor avec du vivant”, détaille Pierre-Alexandre Risser. Il rappelle aussi qu’une part décisive du résultat se joue sous la surface : “On ne voit que ce qui est au-dessus de la terre, mais un tiers du travail est en réalité sous la terre. Le sol était constitué de mauvaise terre, il fallait seulement la nourrir pour qu’elle soit de nouveau fertile”. Pour ceux qui hésitent encore, il existe un pas intermédiaire vraimment simple : participer au “no-mow May”, un mouvement qui propose de retarder la première tonte au mois de juin, tout en gardant certaines zones bien nettes si l’on vit dans un quartier aux règles strictes ou si l’on tient à une portion de gazon bien coupé.











