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« Avec le réchauffement, c’est devenu la Drôme ! » : le pari de Fruits de Dôme, qui veut replanter des vergers au sud de Clermont-Ferrand

« Avec le réchauffement, c’est devenu la Drôme ! » : le pari de Fruits de Dôme, qui veut replanter des vergers au sud de Clermont-Ferrand

« Ici, c’étaient des vergers partout autour de nous », montre Pascal Pigot, maire des Martres-de-Veyre (Puy-de-Dôme), et président de la communauté de communes Mond’Arverne, qui comprend 27 localités. Jusque dans les années 1930, des fruits cultivés sur les terres de Saint-Amant-Tallende, Saint-Saturnin ou encore Plauzat remontaient jusqu’à Paris.

« Au XIXe siècle, Il y avait des sapinières, des barges en sapin qui descendaient l’Allier, puis la Loire et remontaient vers la capitale via le canal de Briare. Elles étaient chargées de fruits de la région », raconte l’élu. La communauté de communes veut relancer cette production mise à mal par les difficultés du monde agricole et par l’urbanisation aussi.

L’an passé, la communauté du Mont d’Arverne a remporté un appel à projet de France 2030. L’opération est baptisée Fruits de Dôme, en référence département du Puy-de-Dôme, « qui était le premier producteur de pommes du pays dans les années 1930 », insiste Pascal Pigot.

« L’arboriculture c’est hard-core »

Une grande partie de ces terres plutôt riches au sud de Clermont-Ferrand ont été remplacées par des zones pavillonnaires, des champs de céréales et l’autoroute A75 qui descend vers Montpellier. « Le blé, c’est plus rémunérateur, et ça demande moins de travail à un seul exploitant. Alors qu’un verger requiert de la main-d’œuvre et une attention constante. C’est un travail hard core », compare Nicolas Obin, un ingénieur agro, qui a choisi de revenir à la terre l’an passé.

À l’approche de la quarantaine, ce Picard de naissance a lâché sa vie confortable à Lyon pour reprendre cinq hectares de vergers autour de Saint-Sandoux, essentiellement des pommes bios. Et il quatre mille d’idées. « Avec le réchauffement climatique, le sud de la Limagne est devenu la Drôme d’il ya quelques années, tout pousse. Je pense que je vais replanter du kiwi et du raisin de table », dit-il.

Évidemment, il voit d’un très bon œil la relance de ce circuit court taille XL que la communauté de communes porte avec l’appui du conseil départemental. Cela devrait lui faciliter la tâche. Par exemple, le programme va aider les agriculteurs volontaires à posséder du foncier. « J’aimerais rapidement atteindre une quinzaine d’hectares, parce qu’il faut replanter des vergers qui ne produisent plus », explique Nicolas Obin.

D’autre part, une enveloppe de 6 millions d’euros est prévue pour aider à installer ou rénover des outils de transformation, rappelle Pascal Pigot, le maire des Martres-de-Veyre. Justement, Nicolas Obin voudrait bien rénover son pressoir installé dans une grange sans âge dans le centre du bourg de Saint-Sandoux. « L’objectif est de retrouver plus de souveraineté alimentaire en visant 50 % d’approvisionnement en fruits venant de la région », rappelle Pascal Pigot. Une trentaine de partenaires ont rejoint ce projet, dont le fabricant de pâtes de fruits Cruzilles ou encore l’Institut de recherche Inrae.

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