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Balcon : ces objets interdits par la loi qui pourraient vous coûter cher en amendes et sanctions

Balcon : ces objets interdits par la loi qui pourraient vous coûter cher en amendes et sanctions


Balcon : ces objets interdits par la loi qui pourraient vous coûter cher en amendes et sanctions

Saviez-vous que certains objets sont strictement interdits sur votre balcon ? Entre sécurité et esthétique, découvrez ce que la loi et votre copropriété interdisent.

Entre deux saisons, un balcon devient vite le prolongement du placard ; chaises, cartons, vélo… on y pose ce qui ne rentre plus à l’intérieur. Sauf que ce réflexe n’est pas neutre : la réglementation encadre strictement l’usage de cet espace privé, exposé à la rue et aux regards, et certains objets ne doivent tout simplement pas y être stockés.

Entre loi du 10 juillet 1965, Code de la construction, règlements de copropriété et arrêtés municipaux, le cadre est composite, mais lisible. Entre esthétique de façade, risques d’incendie et sécurité des passants, la ligne rouge est vite franchie. Certains interdits s’étonnent.

Objets interdits sur balcon : le cadre légal

Premier principe, la sécurité. Le stockage de produits inflammables et dangereux est proscrit : bonbonnes de gaz, carburants,
solvants, peintures ou
produits chimiques ne doivent pas se trouver sur un balcon en raison des risques d’incendie ou d’explosion. Autre ligne claire, le rejet d’objets ou de déchets
depuis un balcon est une infraction passible d’amendes ; secouer tapis ou jeter mégots exposer à des sanctions. Et tout objet mal fixé qui peut tomber et bénir un passant est interdit au nom du
principe de sécurité.

Les nuisances sonores et nuisances olfactives répétées sont également encadrées par le Code de la santé publique. Les barbecues sont souvent visés, les modèles au charbon étant très fréquemment interdits dans l’habitat collectif, quand les versions électriques restent parfois tolérées selon les règles locales. Enfin, dès qu’un dispositif modifie l’aspect extérieur de l’immeuble ou touche à la façade, l’autorisation de la copropriété est requise avant toute installation d’éléments fixes ou d’abris, faute de quoi l’occupant s’expose à une remise en état.

Règlement de copropriété : les interdits fréquents

Sur l’usage au quotidien, le règlement de copropriété détaille le plus souvent ce qui est admis ou non. Jardinières extérieur, brise vue opaque, étendage de linge visible depuis la rue, stockage d’encombrants ou de meubles détériorés, percements en façade pour fixer un magasin ou une étagère, tout cela est généralement interdit pour préserver l’harmonie de la façade et éviter les chutes d’objets. Les jardinières, lorsqu’elles sont autorisées, doivent se placer côté intérieur et être solidement arrimées. C’est simple, la copropriété n’admet pas que le balcon devienne un débarras visible.

S’il s’agit de jardinières, elles devront être accrochées à l’intérieur du balcon, notamment pour des raisons de sécurité afin d’éviter que les pots ne tombent chez les voisins ou sur les passants. En cas de chute d’objet, c’est le copropriétaire qui est responsable », a précisé Anabelle Moreira, responsable syndic, relation clients et partenaires, citée par Cotoit. Dans la même veine, beaucoup de résidences interdisent l’entreposage d’électroménager sur le balcon, des cages pour animauxou encore toute installation lourde susceptible de surcharger la dalle, comme un spa ou un grand meuble fixe.

Sanctions et sécurité : que risque t-on ?

Les manquements sont d’abord traités par un rappel du syndic puis une mise en demeure de retirer les éléments non conformes ; des amende et une procédure peut suivre en cas d’obstination, surtout s’il ya nuisance, danger ou atteinte à la façade. En parallèle, la responsabilité de l’occupant est engagée si un objet tombé et cause un dommage. Selon les immeubles, un barbecue interdit, un percement non autorisé, un brise-vue posé sans vote ou un amoncellement d’encombrants peuvent donc conduire à une remise en état à vos frais. Ce rappel est indispensable.

Côté prévention, on surveille la charge : la plupart des balcons récents sont dimensionnés autour de 350kg/m². Mieux vaut répartir le poids, éviter les charges lourdes en rive, vérifier les fissures et les fixations, et privilégier le mobilier léger. Les garde-corps obéissent eux à des normes de sécurité précises : dispositif obligatoire dès 1 mètre de hauteur de chute, pouvant descendre à 0,80 m si l’épaisseur dépasse 50 centimètres, zone basse de 45 centimètres pleine ou très resserrée, résistance horizontale d’environ 60 kg et espacement maximal de 11 centimètres entre les barreaux. En bref, on fixe solidement, on protège l’évacuation de l’eau et, avant tout projet visible de la rue, on sollicite l’autorisation de l’assemblée de copropriété.

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