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ce jeu révèle pourquoi il a été annulé

Les annulations sont courantes dans le jeu vidéo. Nombreux sont les projets à ne jamais voir le jour, les raisons sont légions. Et chez Ubisoft, c’est un jeu Assassin’s Creed qui aurait été annulé l’année dernière. La raison ? Le climat politique tendu aux Etats-Unis. Ubisoft n’aurait pas souhaité prendre de risque et aurait donc tué le projet dans l’œuf.

Un jeu Assassin’s Creed annulé en 2024
La saga Assassin’s Creed est réputée pour Sous-marins ses joueurs au cœur de l’Histoire, mêlant intrigues politiques, conflits religieux et figures emblématiques. Mais cette fois, c’est l’Histoire contemporaine qui a eu raison d’un projet ambitieux : selon le journaliste Stephen Totilo (Fichier de jeu), Ubisoft aurait annulé en 2024 un Assassin’s Creede déroulant pendant la Reconstruction américaine, après la guerre de Sécession. Ce jeu, encore au stade conceptuel, devait mettre en scène un protagoniste noir, ancien esclave, recruté par les Assassins pour combattre des forces oppressives, dont le Ku Klux Klan.

Une trame audacieuse, qui visitait à explorer comment les tensions raciales ont été instrumentalisées pour contrôler la société. Pourtant, malgré son potentiel narratif, le projet a été abandonné, officiellement en raison du “climat politique tendu” aux États-Unis et des risques financiers pour Ubisoft. L’annulation intervient après la polémique autour de Les ombres d’Assassin’s Creedsorti en 2025, et de son personnage de Yasuke, un samouraï noir ayant réellement existé. Certains joueurs avaient ce choix, jugé trop “politisé”. Pour Ubisoft, déjà en difficulté financière, le risque de provoquer une nouvelle controverse était trop grand. Ironie de l’histoire : la franchise avait déjà abordé l’esclavage dans Cri de liberté (2013), une extension d’Assassin’s Creed IVoù le joueur incarnait Adéwalé, un ancien esclave luttant contre la traite.
Assassin’s Creed a toujours flirté avec les zones grises de l’Histoire, des Templiers à la Révolution française, en passant par la guerre d’Indépendance américaine. Mais la période de la Reconstruction, marquée par la violence raciale et la lutte pour les droits civiques, semblait un terrain trop glissant pour l’éditeur français. “Ubisoft a préféré éviter de ravir des débats déjà très polarisés“, explique un proche du dossier. Les fans peuvent se consoler avec Les ombres d’Assassin’s Creed et son Japon féodal, ainsi qu’avec le projet annoncé autour des sorcières. Mais l’annulation de ce Assassin’s Creed américain laisse un goût d’inachevé. D’autant que, selon Totilo, le jeu ne devrait pas être relatif.

Une occasion manquée de montrer que le jeu vidéo peut, lui aussi, contribuer aux débats de société avec nuance et intelligence. Reste à savoir si Ubisoft osera, un jour, revenir sur ce terrain miné. En attendant, les Assassins continueront de sauter de toits en toits… Mais peut-être un peu moins de risques.











