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ce piège peut faire bondir les frais de succession jusqu’à 60 %


En France, les frais de succession sont parmi les plus lourds d’Europe. Surtout dans ce cas précis, où ils représentent plus de la moitié de l’héritage laissé.
Lorsqu”un être cher disparaît et lègue un patrimoine, la question des frais de succession vient très souvent alourdir le fardeau du deuil… En France, ces droits peuvent être très élevés, jusqu’à atteindre 60 % de la valeur transmise dans certains cas…Lesquels ? Mais comment ces frais sont-ils calculés, et surtout, existe-t-il des moyens de les limiter ?
Ce que l’on paye vraiment avec les frais de succession
Les droits de succession correspondant à l’impôt que doivent payer
les bénéficiaires d’un héritage. En France, où ils sont parmi les plus élevés d’Europe, leur montant est calculé en fonction de plusieurs critères, notamment : le lien de parenté entre le défunt et l’héritier (le fisc appliqué un barème progressif, avec des taux d’imposition différents selon le degré de parenté), la valeur nette du patrimoine
transmis, et les abattements fiscaux
applicables…
Mais pourquoi ces frais existent-ils ? L’impôt sur les successions sert en réalité plusieurs objectifs :
- Une redistribution économique : il vise à éviter une concentration excessive des richesses au sein de certaines familles.
- Le financement des services publics : les recettes issues des successions participent au financement de l’État et des collectivités.
- Il incite aussi à la transmission anticipée : les dons et donations de son vivant permettent aux héritiers qui n’auraient pas les moyens de s’en acquitter d’échapper aux frais de successions excessives -.
Frais de succession : le barème pour les héritiers en ligne directe
L’héritage “en ligne directe” concerne les enfants, petits-enfants et parents (père et mère) du défunt. Ces proches bénéficient d’un régime fiscal plus favorable, et d’un abattement selon leur lien de parenté. En 2025, ces les niveaux d’abattement sont les suivants :
- Un abattement de 100 000 € par enfant et par parent (père, mère) ;
- Et de 15 932 € pour un frère ou une sœur,
Ensuite, la part imposable est calculée selon un barème progressif, qui s’applique par tranches successives. En ligne directe (père, mère, enfant et petit-enfant), ce barème démarre à 5% pour un héritage n’excédant par 8072€, et grimpe à 45% au-delà de 1 805 677€. Et lorsque l’on n’est pas, justement, en ligne directe, les choses se compliqueront encore davantage…
Cette catégorie d’héritiers doit régler 60 % des droits de succession
En France, les droits de succession sont nettement plus lourds pour les héritiers qui ne sont ni enfants ni parents directs du défunt. Voici les taux appliqués par le ministère de l’Économie et des finances en 2025 :
- 35 % à 45 % pour les frères et sœurs (après un abattement de 15 932 €)
- 55 % pour les parents jusqu’au 4e degré (neveux, nièces, oncles, tantes, cousins germains), avec un abattement de 7967€ pour les neveux ou nièces
- 60 % pour les personnes sans lien de parenté avec le défunt (et un abattement de 1594€)
Ainsi, une jambe de 100 000 € à un ami ou à un cousin germain sera taxée à hauteur de 60 %, soit 60 000 € à reverser au fisc.
Il existe toutefois des solutions pour limiter ces frais. Une donation anticipée, par exemple, permet d’offrir à ses proches une partie de son patrimoine de son vivant,
avec des abattements tous les 15 ans. Certains montages juridiquescomme les jambes graduelles ou résiduelles, peuvent également contribuer à réduire l’impôt. À noter, enfin : les sommes transmises via une assurance-vie échappent, elles, en grande partie aux droits de succession, et peuvent donc servir à les absorber pour la transmission d’un autre bien.











