Conseils pour Économiser de l'Énergie

Ce super-aimant installé en France est capable de soulever un porte-avions

Ce super-aimant installé en France est capable de soulever un porte-avions


Si un jour vous passez par Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône, sachez qu’à quelques mètres sous vos pieds se cache l’un des moteurs les plus impressionnants jamais construits : le Solénoïde central d’ITER. Cet aimant géant, aussi haut qu’un immeuble de six étages, pèse plus d’un millier de tonnes et pourrait, selon les ingénieurs, soulever un porte-avions sans transpirer. On est loin de l’aimant sur le frigo !

Un aimant digne d’un film de science-fiction

Ce colosse est le cœur du réacteur expérimental ITER, un projet international qui vise à recréer l’énergie du Soleil ici-bas. Pour ça, il faut chauffer un mélange d’hydrogène et de deutérium jusqu’à 150 millions de degrés, soit dix fois plus que dans le cœur de notre étoile. Le Solénoïde, entouré d’une escouade de 24 autres aimants, va générer un champ magnétique assez puissant pour maintenir ce plasma incandescent en lévitation, sans jamais toucher les parois.

À pleine puissance, le système atteindra une force magnétique 280 000 fois supérieure à celle de la Terre. Pour tenir le coup, tout est refroidi à –269 °C grâce à de l’hélium liquide. ITER, c’est un peu la rencontre improbable entre un congélateur géant et un mini-soleil.

Derrière ce monstre de métal se cache une coopération mondiale digne des plus grands projets spatiaux. Trente-trois pays participe à l’aventure : l’Europe, les États-Unis, la Russie, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde, chacun apportant sa pièce à l’édifice. La Chine a fabriqué les conduits qui refroidissent l’ensemble, la Russie a livré d’immenses aimants en forme d’anneaux, et l’Inde s’est chargée du cryostat, une sorte de cloche d’acier de 30 mètres de haut qui englobe le tout.

« Ce projet montre que, malgré les tensions politiques, on peut encore construire ensemble quelque chose de positif pour l’humanité. », se réjouit Pietro Barabaschi, le directeur général d’ITER. Et il a de quoi : 500 mégawatts d’énergie sont attendus pour seulement 50 mégawatts injectés. Une efficacité qui ferait rougir plus d’une centrale à charbon.

Avant d’éclairer la planète, ITER doit d’abord prouver que ça marche. Le réacteur ne produit pas encore d’électricité, mais il doit démontrer qu’on peut maintenir une réaction de fusion stable pendant plusieurs minutes. Les premiers essais complets sont prévus pour 2035, avec presque vingt ans de retard sur le calendrier initial. Pas de panique : dans le monde de la recherche, c’est presque une tradition. Et l’enjeu en vaut la chandelle.

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