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Ces produits du quotidien pourraient coûter bien plus cher en 2026


Plusieurs produits que l’on consomme tous les jours pourraient voir leur prix grimper dès 2026. En cause, de nouvelles taxes votées dans le cadre du budget de la Sécurité sociale.
Et si vos gâteaux préférés coûtaient bientôt quelques centimes de plus ? Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 prévoit une série de nouvelles contributions fiscales qui risquent d’avoir des conséquences très concrètes sur le panier de cours des ménages français. Objectif officiel : financer la prévention de l’obésité, réduire la consommation de produits transformés trop sucrés… et équilibrer les comptes.
Une taxe au goût américain pour les familles
Dans le viseur de cette réforme : les
produits alimentaires transformés avec des sucres ajoutés. Une taxe progressive a été votée : 4 euros le quintal (100 kg) pour les produits contenant
moins de 5 kg de sucre ajouté, 21 euros entre 5 et 8 kget 35 euros au-delà de 8 kg. Cela revient, pour un paquet de 200 g, à une augmentation estimée entre 0,04 et 0,07 euros.
Ce ne sont pas seulement
les sodas qui sont concernés cette fois, mais
toute la filière gourmande :
biscuits, bonbons,
gâteauxet même céréales du petit-déjeuner. Les artisans dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions d’euros seront cependant exonérés. L’industrie s’alarme. « La mise en œuvre d’une telle mesure impacterait très lourdement les fabricants de chocolats, confiseries, biscuits, gâteaux, produits de panifications et de céréales du petit-déjeuner, tout en se révélant totalement décorrélée des réalités des professionnels de nos secteurs. »,
peut-on lire dans un communiqué de l’Alliance 7, une
fédération professionnelle française qui regroupe
les entreprises des secteurs alimentaires dits “plaisirs et tradition”.
L’hexane aussi dans le viseur
Autre mesure discrète mais lourde de conséquences : la fiscalité de l’hexaneun solvant utilisé pour extraire certaines
huiles végétales à bas coût, comme celles que l’on trouve dans de nombreux plats préparés, margarines ou
laits infantiles.
La taxe votée sera de 0,3 centime par litre d’hexaneprélevée en amont, sur les producteurs ou importateurs. Mais les industriels pourraient très bien
répercuter cette hausse sur les prix en rayonne. En clair : vos bouteilles d’huile, margarines et plats cuisinés
pourrait coûter plus cher à cause de cette substance méconnue mais omniprésente dans l’agroalimentaire.
Des boissons alcoolisées « énergisantes » plus chères également
Les boissons alcoolisées contenant des excitantscomme la caféine oula taurinesont, elles aussi, dans le collimateur. Des canettes populaires chez les jeunes, telles que la Vodyéchappaient jusqu’ici à la taxe sur les « prémix ». Ce ne sera plus le cas.
Dès 2026, ces produits seront taxés jusqu’à 11 euros par décilitre d’alcool pursoit une surtaxe d’environ 5,50 euros pour une canette de 25 cl à 20 % d’alcool pur. De quoi faire grimper le prix de façon très visible, avec un objectif affiché : limiter les consommations jugées à risque.











