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cette prison en Norvège étonne

cette prison en Norvège étonne

Cette prison norvégienne défie l’image habituelle de l’enfermement, mettant sur la confiance et la réinsertion plutôt que sur la punition.

Le mot « prison » évoque des murs épais, des portes blindées, des barbelés et des regards braqués en permanence sur ceux qui y vivent. Pourtant, il existe un lieu qui bouscule ces images. Un établissement où l’on circule sans que les caméras ne scrutent chaque geste, où les cellules ressemblent davantage aux chambres étudiantes qu’à des espaces d’isolement, et où le personnel pénitentiaire partage le quotidien des détenus plutôt que de le surveiller à distance. Un endroit qui semble presque contraire à l’idée même d’enfermement.

Une approche centrale sur la réhabilitation dans cette prison

Ce lieu, c’est la prison de Haldenen Norvège, ouverte en 2010 près de la frontière suédoise. Elle accueille environ 250 personnes détenues, dont certains condamnés pour des crimes particulièrement graves. Pourtant, l’ambiance n’est pas celle d’une institution punitive. La philosophie est confirmée sans détour : réhabiliter plutôt que punir. Les brochures posent d’ailleurs une question directe : « Qui aimeriez-vous avoir comme voisin à l”avenir ? Une personne réinsérée ou une personne ayant subi des années de maltraitance ? », rapporte ABC. Ici, la peine est la privation de liberté, rien de plus.

À Halden, les surveillants ne portent pas d’armes. Ils partagent les repas, les activités et, plus largement, la vie quotidienne avec les détenus. L’objectif est de désamorcer les tensions avant qu’elles ne s’installent, de montrer qu’un rapport d’autorité peut exister sans distance brutale. L’intervention de la police reste possible en cas d’urgence, mais la règle habituelle repose sur une présence humaine continuer et non sur la menace.

Une architecture pensée pour apaiser dans cette prison

L’architecture joue également un rôle central. Le complexe est entouré de forêt, et ses bâtiments sont conçus pour exprimer un petit quartier résidentiel plutôt qu’un établissement clos. Pas de miradors, pas de barbelés, pas de caméras dans les couloirs, les ateliers ou les cellules. On parle ici de « sécurité dynamique » : la surveillance passe par le contact permanent entre personnels et détenus. Avec environ
un employé pour un détenula relation remplace l’arsenal sécuritaire.

Les espaces de vie sont pensés pour ressembler à un intérieur ordinaire. Pour une dizaine de cellules, un salon commun composé de meubles Ikea. Dans les chambres, salle de bains privée, télévision, fenêtre sans barreaux et lumière naturelle. Le petit-déjeuner rappelle celui d’un hôtel, et si le menu ne convient pas, les détenus peuvent faire leurs cours dans un supermarché interne et cuisiner dans les cuisines partagées. Des ateliers, du sport, un studio de musique, voire un chalet familial pour recevoir ses proches, complètent le cadre.









Une prison pensée pour réduire la récidive

L’activité y est obligatoire. Étudier ou travailler, percevoir un salaire, cotiser, maintenir des habitudes sociales : tout étau à préparer la sortie. L’administration rappelle que son objectif est de « garantir que les détenus travaillent, contribuent à la sécurité sociale, gardent une famille et restent motivés ». Le taux de récidive de Halden, autour de 20 % dans les deux ans suivant la libération, est régulièrement mis en avant comme une preuve de la pertinence du modèle.

Ce modèle repose sur un personnel formé de manière spécifique,
notamment en psychologieen médiation et en accompagnement social. Il intègre également un volet fort contre les addictions, considéré comme essentiel pour réduire la violence. La prison de Halden n’a enregistré aucune tentative d’évasion en quinze ans. Pourtant, tout n’est pas idéal. Certains détenus soulignent l’impact des longues peines sur la santé mentale et demander davantage de moyens. Reste que Halden continue de poser une question souvent esquivée : que doit produire une peine, sinon la possibilité d’un retour à la société ?

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