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excédé, un propriétaire décide de se faire justice lui-même


Excédé par une situation de squat qui s’enlisait depuis des années, un propriétaire du Var a tenté l’impensable, avec une pelleteuse.
Des centaines de propriétaires français voient leurs biens occupés illégalement, parfois pendant des années. Une réalité qui fait naître un sentiment d’impuissance, surtout lorsque la justice semble lente à agir. En novembre 2023, une affaire survenue aux Arcs-sur-Argens dans le Var, illustrait parfaitement ce désespoir grandissant. Var Matin et
BFMTVun agriculteur retraité, excédé par le squat qu’il subissait, avait choisi de se faire justice lui-même, d’une manière pour le moins spectaculaire.
Quand le squat devient un fléau qui pousse à bout
Ce week-end-là, Jean-Louis Valeton, propriétaire d’un terrain agricole de trois hectares, un décidé de passer à l’action. Depuis 2019, son ancien locataire occupait les lieux sans droit ni titre, malgré plusieurs décisions de justice en sa faveur. L’homme disait alors avoir “tout tenté” pour récupérer son bien, en vain.
Ce samedi de novembre, entouré d’une centaine de voisins venus le souteniril est monté dans sa tractopelle avant de foncer vers le portail de sa propriétébien décidé à en finir avec cette situation jugée injuste et inacceptable. Seulement voilà, la scène à cour tournée.
Un squat qui dégénère en scène surréaliste
En effet, les gendarmes, déjà présents sur place, l’ont empêché d’aller plus loin. Selon BFMTVderrière le portail barricadé se découvre une dizaine de personnes, pas des mineurs. L’intervention des forces de l’ordre a permis d’éviter le pire. Elles ont tout de même découverte sur place machette, hache et matraque, preuve de la tension extrême qui régnait entre les deux camps.
Le prétendu squatteur, Rémy Battaglia, ne se voyait pas comme
un occupant illégal. Dans le reportage de
BFMTVil affirmait au contraire être la victime, parlant d’une “arnaque véritable” de plusieurs milliers d’euros, qui
l’empêcherait de jouir de son terrain. Jean-Louis Valeton, lui, criait à l’injustice et dénonçait une “justice défaillante”.
Un squat mais deux versions bien différentes
Un procès devait initialement avoir lieu début janvier 2024 pour
trancher ce différend. Depuis, aucune mise à jour n’a été communiquée sur l’issue de cette affaire. Elle reste pourtant très représentative du phénomène du squatqui ne cesse de s’amplifier en France.
Ces dernières années, les images de propriétaires utilisant
bulldozers ou pelleteuses pour “déloger” leurs occupants se multiplient sur les réseaux sociaux. Si ces gestes restent illégaux, ils témoignent d’une exaspérationcompréhensive, des propriétaires souvent lésés par la justice.











