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Halloween : une famille menacée d’expulsion

Halloween : une famille menacée d’expulsion

À Courcelles-lès-Lens, une famille est menacée d’expulsion pour avoir transformé sa maison en manoir d’Halloween. Chaque année, leur “maison de l’horreur” attire les foules… jusqu’à ce que le voisinage s’en plaigne.

Depuis trente ans, la famille Lœil décore sa maison avec passion pour Halloween. Mais cette tradition bien ancrée a pris une tournure inattendue en 2025, quand leur “maison de l’horreur” a attiré des centaines de curieux. Face à l’ampleur de l’événement, leur bailleur social a décidé de sévir et a menacé la famille d’expulsion. Une affaire qui divise autant qu’elle mobilise.

Une maison d’Halloween trop effrayante pour rester dans les clous

À Courcelles-lès-Lens, dans le Pas-de-Calais, la famille Lœil vit un scénario d’épouvante… bien réel. Depuis 30 ans, elle transforme sa maison en un véritable parcours de frissons. Mais cette année, le succès de l’événement a pris une ampleur inattendue avec plus de 300 visiteurs attirés par les effets spéciaux et les animations spectaculaires. Derrière ce projet artistique se cache Nicolas, le fils de 23 ans, qui a repris la tradition familiale, aidé de bénévoles. Squelettes, cracheurs de feu, ambiance macabre… tout est fait maison.

Pourtant, malgré l’enthousiasme du public, plusieurs plaintes ont été déposées pour nuisances sonores, circulation perturbée et vente illégale de goodies. Une situation qui, d’après France 3 Hauts-de-Franceest remontée aux oreilles du bailleur social, SIA Habitat, qui a alors menacé la famille d’expulsion. « Lors de la signature du bail, vous vous êtes engagé à user paisiblement des lieux » et à « user les lieux uniquement à l’usage d’habitation », précise le courrier de mise en demeure reçu le 20 octobre.

Halloween : une tradition familiale devenue trop populaire

Chaque année, à la mi-octobre, la famille se mobilise pour préparer cet événement. Nicolas, artiste circassien, l’a perfectionné avec passion. Il assume en revanche que cette fois, l’affluence l’a dépassée. « Chaque année, au moment de l’inauguration, une cinquième personne vient devant la maison. Mais cette année, ce sont 300 personnes qui sont venues », confie-t-il à France 3 Hauts-de-France.

Par ailleurs, le jeune homme se désole des proportions prises par les festivités. « C’est vrai qu’on a eu énormément de monde, mais ce n’est pas parti en réalité. Tout le monde a passé un bon moment, on n’a pas eu besoin d’appeler les forces de l’ordre.
C’est ridicule d’aller jusqu’à l’expulsion
». Il insiste : son objectif était simplement « de faire sourire les enfants, les familles qui n’ont pas nécessairement le budget pour aller dans des parcs d’attractions ou des fêtes le jour d’Halloween ». Sa mère Isabelle, locataire depuis 1990, se dit profondément affectée. Au micro de Infos M6elle rappelle « Je paie mon loyer depuis 36 ans, je n’ai jamais eu un loyer en retard. On veut m’expulser pour une maison d’Halloween… ». Ce sentiment d’injustice alimente la colère de la famille, mais aussi la solidarité du voisinage.

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Soutiens, pétition et négociation en cours

Loin de choquer tout le quartier, cette “maison de l’horreur” a même séduit certains voisins. L’un d’eux, réuni par France 3 Hauts-de-Francedéclare : « Ils font un peu la fête,
ce n’est pas dramatiquee. Ça fait un peu de bruit, ça attire du monde, mais ça fait de la joie dans la cité
». Une autre voisine juge la réaction excessive : «
Monsieur fait ce qu’il veut, s’il souhaite s’éclater on peut tolérer, c’est une fois dans l’année. En Amérique, c’est 10 fois plus grand ce genre de décorations ».

Face à la controverse, la mairie a proposé une rencontre avec la mère de famille. Objectif : trouver un terrain d’entente et envisager un lieu plus adapté pour les prochaines éditions. En parallèle, une pétition a été lancée en ligne et a déjà obtenu plus de 2 000 signatures. D’ici Halloween, la famille a promis d’encadrer les visites et de démonter les installations dès le 1er novembre. En attendant, la “maison de l’horreur” reste ouverte… sous haute tension.

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