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Il y a 12 ans, ce film de science-fiction avec Harrison Ford, destiné à lancer une saga, échouait au box-office

Il y a douze ans jour pour jour, un film de science-fiction porté par Harrison Ford arrive en salles avec l’ambition de lancer une nouvelle franchise. Malgré cet objectif, le long-métrage a connu un échec commercial rémanent.
Tl;dr
- « La Stratégie Ender » a échoué au box-office.
- Un projet de suite, « Ender’s Shadow », abandonné.
- Harrison Ford reste marquant hors de ses grands rôles.
Un acteur culte au-delà de Han Solo et Indiana Jones
On associe souvent le nom d’Harrison Ford à deux icônes indissociables du cinéma hollywoodien : Han Solo dans « Guerres des étoiles » et l’infatigable professeur d’archéologie Indiana Jones. Pourtant, s’arrêter là serait réducteur tant sa carrière regorge de personnages marquants. S’il s’est montré inflexible vis-à-vis du premier, il évoque volontiers toute l’affection qu’il porte au second. Mais derrière ces géants, Ford a multiplié les rôles singuliers, insufflant charisme et relief à des films parfois uniques, loin des grandes sagas.
L’ambition contrariée d’Hollywood : « La Stratégie Ender » sur grand écran
Dans les années 2010, Hollywood cherche désespérément la prochaine grande franchise destinée aux jeunes spectateurs. Après les succès de sagas comme « Les jeux de la faim » ou « Crépuscule », Divertissement au sommet mise alors sur l’adaptation ambitieuse d’un roman culte de science-fiction : « La Stratégie Ender » signé Carte Orson Scott. Le film, projeté dans un futur menacé par une invasion extraterrestre, met en scène une humanité qui forme ses enfants les plus brillants pour défendre la Terre. Au cœur du récit, le colonel Hyrum Graff – incarné par un Ford sobre, mais magnétique – se révèle mentor exigeant, voire manipulateur auprès du jeune prodige Ender.
Un destin avorté pour une saga prometteuse
Pourtant, l’aventure tourne court. Si la performance de Ford capte l’attention et que le casting réunit aussi bien Asa Butterfield que Hailee Steinfeld à leurs débuts prometteurs, le film ne rencontre pas son public. En dépit d’une recette brute évitant 125 millions de dollars pour un budget augmentant à 115 millions (hors coûts marketing), le bilan reste catastrophique : pertes proches de 70 millions pour le studio et critiques mitigées. Conséquence logique : tout espoir de voir éclore une franchise s’envole.
La suite envisagée – une adaptation du roman dérivé « L’Ombre d’Ender », centre sur Bean, personnage secondaire du premier volet – ne verra jamais le jour. Selon certains observateurs, un budget mieux maîtrisé aurait pu permettre au projet d’éclore dans des conditions plus favorables, notamment avec la montée en notoriété des jeunes acteurs principaux.
Bref retour sur l’héritage Ford… et l’éternel pari hollywoodien
Qu’on ne s’y trompe pas : même lorsqu’un film comme « La Stratégie Ender » Échec à transformer l’essai au box-office, la présence singulière d’Harrison Ford continue d’incarner ce mélange rare de gravité et d’humanité qui traverse toute sa filmographie. L’histoire récente montre pourtant combien Hollywood hésite peu face aux impératifs financiers :
- L’abandon rapide des suites jugées trop risquées.
- L’importance stratégique d’un casting reconnu pour séduire studios et spectateurs.
- L’éternelle tentation des franchises… quitte à oublier parfois l’essentiel : le souffle d’une histoire originale.
Une chose demeure certaine : là où tant voir surtout Han ou Indy, Harrison Ford reste avant tout un formidable passeur entre générations cinématographiques.











