Blog
l’écart hommes-femmes reste majeur selon une étude

Une nouvelle étude révèle un écart frappant entre les pensions de retraite des femmes et des hommes en 2025.
Avant même d’aborder les données précises, l’étude relayée par
Pleine Vie montre que l’écart entre les pensions de retraite féminines et masculines ne relève plus d’un simple débat. À travers les parcours, les pauses professionnelles et les réaménagements subis au fil des années, une tendance s’installe toujours au moment de la retraite. Et en 2025, cette réalité s’impose avec une intensité particulière, car elle renvoie directement à des décennies de choix contraintes.
Une retraite qui raconte le chemin de vie parcouru
L’étude rappelle d’abord que la vie professionnelle des femmes reste marquée par des épisodes qui influencent durablement leurs droits. Un congé maternité, un temps partiel accepté pour tenir l’équilibre familial, ou encore un arrêt pour s’occuper d’un proche dépendant modifier les rémunérations annuellespuis les cotisations.
À l’inverse, les carrières plus continue et mieux rémunéréescelles que l’on associe encore majoritairement aux hommes, structurant les pensions les plus solides. Et pour cause, les hommes perçoivent en moyenne 62 % de plus que les femmes à la retraiteselon l’Observatoire de l’émancipation économique des femmes.
Les retraites portent les marques des inégalités salariales
Cet écart, très important, n’est pas une anomalie statistique, mais la conséquence directe d’un ensemble de situations répétées. Les femmes attendent souvent l’âge de 67 ans pour éviter une décote, quand les hommes partent plusieurs mois plus tôt. Et même à cet âge, les revenus restent délicats pour beaucoup.
En effet, nos confrères rappellent que près de trois quarts des retraités qui vivent avec moins de 1 000 euros
sont des femmes. Le système prévoit certes quelques dispositifs pensés pour limiter les écarts : majorations familiales, pensions de réversion ou mesures pour les mères de famille. Mais ces outils ne compensent pas des années de salaires plus faibles ni des parcours interrompus.
Pourquoi la retraite devient un enjeu de société majeur
Dans l’étude, une autre donnée attire l’attention. Même après la fin de leur vie active, beaucoup de femmes continuent à
assumer des responsabilités qui ne sont pas prises en compte dans le calcul des pensions. Garde des petits-enfants, accompagnement d’un parent âgé, soutien dans une association… Autant de tâches indispensables à la vie quotidienne, mais
jamais reconnues comme une contribution économique.
Dans son analyse relayée par Notre Tempsla
Fondation des Femmespar la voix d’Anne-Cécile Mailfert, rappelle que repenser la retraite revient aussi à reconnaître
la valeur du travail non rémunéré. La question ne se limite pas à la pension. Elle interroge aussi la place accordée à tout ce travail de l’ombre, cette
charge mentalesouvent assumée par les femmes, et pourtant absente des calculs officiels.












