Blog
leur méthode fait froid dans le dos (VIDEO)

Un nouveau phénomène prend de l’ampleur en France : des groupes non officiels interviennent pour expulser des squatteurs, souvent sans cadre légal. Une tendance documentée dans plusieurs villes et qui inquiète les autorités comme les riverains, selon plusieurs médias régionaux.
Ils s’organisent sur les réseaux, interviennent à la demande des propriétaires excédés, et filment parfois leurs « actions » contre les squats. Depuis plusieurs mois, des groupes informels surnommés “milices anti-squats” émergent un peu partout en France. Leur mission ? Rendre des logements occupés à leurs propriétaires, en utilisant la pression, la force, ou la peur. Ces interventions — souvent nocturnes, parfois violentes — posent de sérieuses questions juridiques, éthiques et sociales. Si certains saluent leur efficacité, d’autres dénoncent une forme de justice parallèledangereux et incontrôlable.
Hausse des squats en France : un phénomène qui inquiète
Le nombre de squats a nettement progressé en
France au cours des dernières années, alimenté par une crise du logement persistant, des
procédures d’expulsion longueset un durcissement des conditions d’accès au logement pour les plus précaires. Si aucun chiffre officiel unique ne recense précisément tous les cas, le ministère de l’Intérieur évoquait en 2022 environ. 1 500 signalements de squats par an. Mais selon des associations de propriétaires, le phénomène serait bien plus étendu, en particulier dans les grandes agglomérations, et touche désormais aussi les résidences secondaires, parfois inoccupées seulement quelques semaines.
Face à cette situation, leles tensions montent. Les propriétaires dénoncent une lenteur administrative et judiciaire qui les prive de l’usage de leur bien pendant des mois, voire des années. De leur côté, plusieurs collectifs de défense du droit au logement alertant sur la confusion entre squatteurs et locataires en difficulté, suggèrent que les dispositifs d’urgence sociale sont insuffisants. Ce contexte explosif a nourri l’émergence de milices anti-squatsgroupuscules informels qui expulsent par la force les occupants, accentuant les inquiétudes autour d’une justice parallèle et incontrôlée.
Les “milices anti-squats”, une réponse musclée face aux lenteurs administratifs
À Paris, Lyon, Toulouse ou Marseille, les exemples se multiplient : des logements occupés illégalement sont « libérés » par des civils, sans l’intervention d’un huissier ou de la police. Ces groupes, contactés par les propriétaires eux-mêmes, interviennent rapidement, parfois
moins de 48 h après un signalement.
Ils justifient leurs actions par l’impuissance des voies légalesjugées trop longues et inefficaces. Pour eux, il s’agit de «rétablir la justice» quand l’État ne suit pas.
«On rend service à des familles qui n’en peuvent plus d’attendre»explique un membre masqué dans une vidéo relayée sur les réseaux.


Milices anti-squats : des méthodes violentes (et illégales)
Ces « brigades » arrivent en groupe, souvent vêtues de noir, et procèdent à des
intimidations musclées : coups à la porte, menaces verbales, crises, parfois mêmes dégradations de biens. Des scènes filmées et diffusées en ligne montrent des occupants contraintes de quitter les lieux sous la pression.
Le problème, c’est que ces interventions se font en dehors de tout cadre légal. En France, seule une procédure judiciaire peut aboutir à l’expulsion d’un squatteur. Or, ces actions citoyennes contournent complètement la justice. Ce flou juridique alimente les tensions et
exposer les auteurs à des poursuites pour violences ou violation de domicile.











