Conseils pour Économiser de l'Énergie

l’outsider sérieux pour l’outdoor… mais pas sans angles morts

l’outsider sérieux pour l’outdoor… mais pas sans angles morts

Il y a des montres qui cherchent à briller par leurs fonctions connectées, et d’autres qui préfèrent s’ancrer dans le réel. La Polar Grit X2 fait clairement partie de la deuxième catégorie. Écran AMOLED éclatant en plein soleil, précision GPS digne des meilleures concurrentes et enfin cartographie intégrée : la marque finlandaise muscle son jeu. Après une Grit X Pro jugée robuste mais un peu rustique, Polar revient avec une version plus fluide, plus claire et surtout bien plus compétitive face aux Garmin, Suunto et Coros.

Polar Grit x2 au meilleur prix
Prix ​​de base : 399 €

Voir plus d’offres

Mais sur un segment où chaque gramme, chaque mètre de trace et chaque heure d’autonomie comptent, l’outsider peut-il vraiment s’imposer ? Nous avons passé la Grit X2 au poignet sur sentiers et route, à vélo comme à pied, pour voir ce qu’elle avait dans le ventre. Verdict : la montre a de solides arguments, mais aussi quelques défauts gênants.

Design et ergonomie : la solidité scandinave revue et corrigée

La Grit X2 conserve le look massif de ses aînées, mais gagne en élégance. Le boîtier en acier inoxydable s’entoure légèrement, la lunette est moins proéminente, et surtout, l’écran Amoled 1,28” (416×416 pixels) change tout. Lisible en plein soleil, agréable à l’œil même en veille, il donne enfin à la montre la modernité qui manquait jusqu’à présent.

Sur le terrain, on apprécie la fluidité retrouvée : l’écran tactile répond enfin sans délai, les boutons mécaniques, pas moins de cinq !, gardent leur précision et l’interface Flow repensée rend la navigation plus intuitive. On passe d’un mode à l’autre sans frustration — un vrai progrès pour ceux qui ont pesté contre les lenteurs de la Grit X Pro.

Précision GPS et cardio : au niveau des meilleures

C’est souvent là que se joue la crédibilité d’une montre outdoor. Et sur ce point, Polar a fait ses devoirs. Grâce à un chipset GNSS double fréquence, la Grit X2 colle désormais au sentier, même en sous-bois dense. Sur une boucle de 12 km dans la forêt de Meudon, la trace est conservée fidèlement, sans ces « décrochages » typiques des anciennes générations. Sur route, l’allure instantanée se stabilise en trois secondes environ, contre parfois le double auparavant.

Le capteur cardio optique, lui, se montre fiable sur la majorité des sorties. Sur des courts fractionnés, on note encore un léger décalage par rapport à une ceinture H10, mais l’écart reste minime. Pour bénéficier de toutes les fonctions avancées de récupération (dont Recovery Pro, qui permet de surveiller l’équilibre entre entraînement et récupération via un test orthostatique), l’utilisation de cette ceinture reste néanmoins nécessaire – une habitude chez Polar.

Navigation et cartographie : le grand rattrapage

C’était la demande numéro un des utilisateurs, et Polar l’a entendue. La Grit X2 embarque désormais des cartes couleur hors ligne et une navigation pas-à-pas via l’application Komoot. Lors d’un test à vélo, la montre a affiché les virages à temps et recalculé correctement le parcours après un détour volontaire. Le tout avec un rendu fluide et lisible, même par forte luminosité.

Seul bémol : le téléchargement des cartes se fait toujours via ordinateur, un peu archaïque face à la simplicité du sans-fil chez Garmin ou Suunto. Ce n’est pas rédhibitoire mais un peu suranné. Qui plus est, il n’est pas possible de générer des itinéraires routables directement sur la montre.

Santé, capteurs et données : un mini labo au poignet

Sous le capot, la nouvelle plateforme Elixir déploie tout un arsenal de capteurs : ECG ponctuel, SpO₂, température cutanée, altimètre barométrique et nouveau capteur cardio optique à 4 LEDs. Des fonctions qu’on retrouve plutôt sur des montres hybrides entre sport et santé, mais que Polarintègre ici avec cohérence.

Concrètement, au réveil, la montre affiche température corporelle et SpO₂, utile pour suivre son état de santé général, voire l’acclimatation en altitude si on a passé la nuit en montagne. L’ECG ponctuel, lui, s’effectue en posant deux doigts sur le boîtier pendant 30 secondes – pratique ponctuellement pour vérifier que tout est en ordre. Attention, comme avec toute montre de ce type, ces mesures restent à visée « bien-être » et non médicale. Mais elles enrichissent clairement le profil de récupération.

Autonomie et usages réels : suffisants, pas record

Sur le papier, Polar annonce 43h d’enregistrement GPS double fréquence et jusqu’à 140h en mode économique. Dans les faits, avec deux sorties longues et une utilisation continue du capteur SpO₂, la montre a tenu près de 7 jours, écran allumé en permanence. En simulant un week-end de trail (deux séances de 6 h, plus le suivi du sommeil), il restait en viron 25 % de batterie. Rien de révolutionnaire mais tout à fait correct.

L’absence de musique intégrée et de fonctions connectées gourmandes aide évidemment à préserver l’autonomie. Ceux qui préfèrent une montre purement sportive plutôt qu’un mini-smartphone au poignet y trouveront leur compte.

Écosystème et fonctions connectées : le point faible assumé

C’est la limite structurelle du système Polar Flow : aucune musique, pas de paiement sans contact, pas d’applications tierces. En revanche, tout ce qui concerne l’entraînement est parfaitement clair. Mais pour accéder au programme fitness personnalisé de Polar, il vous faudra abonner à raison de 9,99 euros/mois.

Polar Grit x2 au meilleur prix
Prix ​​de base : 399 €

Voir plus d’offres

Pol17

🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, abonnez-vous sur Google Actualités et sur notre WhatsApp. Et si vous nous adorez, sur une newsletter tous les matins.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *