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« Notre pays a été ravagé » : les images des impressionnants dégâts en Jamaïque après le passage de l’ouragan Melissa

Une catastrophe. La Jamaïque a été frappée mardi 28 octobre par le plus puissant ouragan de son histoire depuis le début des relevés météorologiques. « Notre pays a été ravagé par l’ouragan Melissa », a déclaré sur CNN le Premier ministre Andrew Holness, indiquant que son pays était désormais une « zone sinistrée ».
« Mais nous le reconstruirons et nous le rendrons encore plus beau qu’avant », at-il promis, affirmant que les « opérations de secours et de reconstruction » seront lancées dès que possible.
Après des heures de vents violents et de pluies diluviennes, l’ouragan a quitté l’île et menaçait dans la matinée Cuba. Mais à ce stade, aucun bilan humain et matériel n’a été communiqué par les autorités jamaïcaines. Tôt mardi, la Croix-Rouge estime que plus d’un million et demi de personnes pourraient être touchées par la tempête.
« Les dégâts sont considérables »
Saint Elizabeth, paroisse située dans le sud-ouest de l’île peuplée par 150 000 personnes et « grenier à blé » de la Jamaïque, a été submergée, selon Desmond McKenzie, élu local, lors d’une conférence de presse.
« Les dégâts à Saint Elizabeth sont considérables (…) toute la Jamaïque a subi les effets dévastateurs de Melissa », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs hôpitaux avaient été endommagés. Près de 75 patients ont dû être évacués en raison des dégâts.
C’était inéluctable, des régions de la #Jamaïque ont été dévastées par le passage de l’ouragan #Mélisse.
Voir ces vidéos à Saint Elizabeth, là où l’œil de l’ouragan a traversé l’île, par exemple 👇 https://t.co/80onEq8UNb
-Nicolas Berrod (@nicolasberrod) 29 octobre 2025
« Une partie de notre toit a été emportée par le vent, une autre partie s’est effondrée, toute la maison est inondée. Les constructions extérieures comme les enclos pour les animaux ou la cuisine ont également été détruites », a témoigné auprès de l’AFP Lisa Sangster, une habitante de la zone.
« Les cocotiers se balancent et les lignes électriques tremblent »
À Sainte Catherine, au centre de la Jamaïque, la rivière Rio Cobre est sortie de son lit et les vents puissants ont arraché des clôtures et toits, a constaté un photographe de l’AFP.
Des bourrasques extrêmement violentes ainsi que des inondations côtières sévères et des pluies diluviennes pouvant provoquer des glissements de terrain catastrophiques étaient attendues à travers le pays.
Les autorités avaient appelé la population à faire preuve de vigilance vis-à-vis des crocodiles, qui du fait des inondations pourraient être une menace.

Dans le port de Kingston, la capitale, les vagues, elles, étaient de plus en plus fortes même si la capitale semblait moins touchée que le nord-ouest du pays. « Il y a beaucoup de vent, les cocotiers se balancent et les lignes électriques tremblent », observe Damion, un biologiste résidant sur place contacté par Le Parisien.
Des vents puissants soufflent sur le port de Kingston, bien en dehors du cœur de l’ouragan. Regardez ces casquettes blanches et ce bateau qui tangue. Sauvage pic.twitter.com/X7nuJpCgrp
-Jack Peltz (@JackPeltz1) 28 octobre 2025
Torrents de boue et violentes inondations
Plus de 530 000 personnes étaient privées d’électricité dans la soirée de mardi, ont fait savoir les autorités. « Des travaux sont en cours pour rétablir notre service et donner la priorité aux infrastructures essentielles telles que les hôpitaux, les stations de pompage et de traitements des eaux », indiquait dans un communiqué le ministre des collectivités locales Desmond McKenzie.
Des torrents de boue se forment à Spaulding et semblent tout emporter sur leur passage. Scènes identiques de désolation dans le reste du pays, comme à Sainte Ann, plus au nord.
L’ouragan, avant même de toucher terre, a fait trois morts en Jamaïque qui se préparait à son arrivée, ainsi que trois autres en Haïti et une en République dominicaine. Avec des vents de près de 300 km/h, il s’agit de la tempête tropicale la plus puissante de 2025 dans le monde entier, selon une analyse des données météorologiques de l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA).











