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Plantes d'intérieur en détresse : les signes à surveiller et comment réagir rapidement pour les sauver

Plantes d'intérieur en détresse : les signes à surveiller et comment réagir rapidement pour les sauver

Feuilles qui jaunissent, bords qui brunissent, petites mouches au-dessus du pot… Quand une plante d’intérieur perd de sa superbe, le doute s’installe. Faut-il arroser plus, moins, traiter ou déplacer ? Le diagnostic n’est pas instinctif.

À tout moment de sa culture, une plante peut montrer des signes de fatigue liés au milieu, aux soins ou à des organismes indésirables. L’enjeu consiste à repérer les indices et à remonter à la cause, pour agir juste et vite. Cela commence par une lecture des symptômes.

Diagnostic plantes d’intérieur : signes à lire vite

Commencez par le substrat. Pot léger et terreau sec en profondeur : manque d’eau. Pot lourd, terreau humide avec taches brunes en auréoles et goulotte progressive : excès d’arrosage, avec feuilles ramollies qui ont jauni. Feuillage pâle, tiges qui s’allongent et une floraison timide : manque de lumière. Bords desséchés avec halos bruns alors que le terreau reste humide : coup de chaud. Feuilles jaunes entre nervures vertes : chlorose due à l’eau calcaire.

Gettez les intrus. Toiles très fines et piqûres au revers des feuilles : araignées rouges. Amas blancs couetteeux et collants, souvent avec des fourmis : cochenilles farineuses. Feuilles croustillantes et collantes avec suie noire appelées fumagine : pucerons. Moucherons au-dessus du pot et larves blanches dans le terreau : sciarides. Un léger jaunissement de feuilles basses très âgé reste normal.

Erreurs de culture : les gestes qui corrigent

Pour l’excès d’arrosage, videz la soucoupe, espacez les apports et améliorez le drainage avec des billes d’argile ; Rempotez si les racines sont asphyxiées. Un manque d’eau se rattrape par un trempage du pot dans une eau à température ambiante, puis un arrosage plus régulier. Écartez les plantes du soleil directement et des radiateurs, déplacez celles qui filent vers une pièce plus lumineuse.

Pour relancer une plante pâle et peu florifère, apportez au printemps du compost en surface et, selon l’espèce, un engrais adapté en respectant les dosages. Évitez l’excès d’azote. Face à la chlorose, arrosez à l’eau de pluie quand c’est possible et aidez avec du fer chélaté dilué. Gardez des outils propres, aérez les pièces et ne mouillez pas le feuillage à l’arrosage.

Parasites et maladies : que faire tout de suite

Contre les araignées rouges, brumisez si l’espèce l’accepte, douchez le feuillage, placez provisoirement la plante en atmosphère très humide. Les cochenilles farineuses se retirent à la main avec un coton imbibé d’alcool à 70°, puis avec du savon noir ; Trempez le pot si le terreau est infesté. Les pucerons décrochent avec du savon noir et un rinçage doux, le purin d’ortie aide aussi. Pour les sciarides, réduisez l’arrosage, supprimez l’eau stagnante, installez des pièges collants et utilisez des nématodes, voire rempotez. L’introduction d’auxiliaires comme les larves de chrysopes, de coccinelles, de syrphes ou la coccinelle Cryptolaemus montrouzieri est efficace ; n’utilisez pas d’insecticide polyvalent à proximité. En dernier recours, un insecticide UAB à base de pyrèthre et d’huile de colza est possible.

Pour les maladies, la poudre blanche de l’oïdium se limite en supprimant les parties atteintes, en aérant et en pulvérisant une décoction de prêle, avec un anti oïdium utilisable en agriculture biologique si l’attaque est emballée. La pourriture grise du botrytis régresse quand on stoppe les engrais azotés, que l’on isole la plante, que l’on taille les tissus abîmés et que l’on installe une atmosphère sèche et ventilée, un antifongique peut être nécessaire. Des taches rouges jaunes avec pustules brunes au revers révèlent la rouille : espace, aération, élimination des feuilles atteintes et décoction de prêle ou d’orties.

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