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Plantes en pot : cette erreur avant les premières gelées condamne vos géraniums et agrumes, voici ce que conseille un jardinier pour l’hiver 2025


Les premières gelées arrivent et vos plantes en pot restent dehors sur le balcon. Un jardinier explique quels rentrer pour l’hiver, où laisser dehors et comment limiter la casse.
Vous regardez vos géraniums, votre citronnier en pot sur le balcon, le palmier près de la porte-fenêtre… et la météo annonce les premières nuits proches de 0 °C. Faut-il tout rentrer en catastrophe, quitter à transformer le salon en serre improvisée, ou laisser une partie des pots dehors au risque de les perdre ? Entre la peur du gel et le manque de place, le dilemme revient chaque automne.
Un jardinier habitué à ces questions le rappelle : une plante en pot ne vit pas du tout l’hiver comme la même plante en pleine terre. Le volume de terre est réduit, les racines sont plus exposées, l’eau peut geler au fond du contenant et bloquer le drainage. S’ajoutent à cela le chauffage, l’air sec, le manque de lumière… toutes les plantes en pot nessent réagir pas pareil, et c’est là que le tri commence.
Faut-il rentrer toutes les plantes en pot pour l”hiver : ce que regarde un jardinier
Dans un pot, les racines occupent un petit volume, parfois jusqu’à tourner en rond contre les parois. Quand le froid arrive, ce bloc de terre gèle plus vite qu’un sol de jardin : la glace peut se former par le dessus, par les côtés et par le dessous, alors qu’en pleine terre seule la partie superficielle est atteinte. La neige ou la pluie qui s’accumulent dans la partie basse du pot peuvent aussi geler et obstruer les trous de drainage, exposant la motte aux cycles gel/dégel et à la pourriture.
C’est pour cela que les jardiniers considèrent certaines catégories comme des plantes à rentrer pour l’hiver sans hésiter. D’après les recommandations de spécialistes compilées par The Spruce, on rentre en priorité :
- les plantes tropicales en pot (palmiers, monsteras, agrumes, alocasias, scheffleras, oiseaux de paradis) qui ne supportent pas le gel ;
- les plantes subtropicales comme le jasmin, la cordyline, le canna, la bougainvillée ou les poinsettias ;
- les herbes aromatiques frileuses en pot comme le romarin ou le laurier-sauce, sensibles au gel ;
- les vivaces à fleurs souvent cultivées comme annuelles (hibiscus, géraniums, bégonias, fuchsias) que l’on peut faire vivre une saison de plus en intérieur ;
- les plantes de feuillage telles que sansevieria, pothos, philodendrons ou spathiphyllums, qui passent très bien l’hiver dedans ;
- les succulentes et cactées en pot (aloès, crassulas, cactus plongeurs, haworthias, sedums retombants) qui aiment la sécheresse mais pas l’excès d’humidité froide.
Comment rentrer les plantes en pot sans choc avant les premières gelées
Plutôt que de tout déplacer au dernier moment, un jardinier commence la préparation une dizaine de jours avant les premières gelées annoncées. Les conseils de The Spruce insistent sur une étape d'”acclimatation” : tailler les fleurs fanées et les feuilles sèches, enlever les débris qui traînent sur le terreau, puis laver soigneusement le pot et la plante avec un savon insecticide ou une solution d’eau et de liquide vaisselle. On rince, on laisse sécher, puis on déplace les pots dans un endroit plus abrité, un peu moins ensoleillé, comme sous un auvent ou sur un balcon couvert.
Après quelques jours dans ce coin tampon, les pots passent à l’intérieur d’abord pour la nuit, en revenant éventuellement dehors quelques heures en journée, le temps que la plante s’habitue au nouvel environnement. The Spruce rappelle qu’un certain flétrissement et une chute de feuilles sont fréquents : certaines espèces comme les figuiers en pot, les agrumes ou les scheffleras perdent parfois beaucoup de feuillage après leur rentrée. L’astuce du jardinier est alors de patienter une à deux semaines, de suspendre l’engrais, de n’arroser que pour éviter que le substrat ne sèche complètement, puis de reprendre un rythme hivernal dès que de nouveaux bourgeons apparaissent.
Plantes en pot bien au chaud : soins d’hiver et espèces à privilégier dedans
Une fois à l’abri, vos plantes entrent en phase de repos : leur périodiquement ralentit, elles consomment moins d’eau et de nutriments. Positivr rappelle que l’excès d’arrosage devient un piège mortel à cette saison, d’où l’importance de laisser la terre sécher entre deux apports et de vérifier que l’eau ne stagne ni dans le pot ni dans la soucoupe. La plupart des plantes d’intérieur se contentent de températures entre 15 et 24 °C ; l’idéal est donc de les éloigner des radiateurs et des courants d’air froid, pour éviter les chocs thermiques. L’air sec du chauffage impose parfois un humidificateur, ou au moins un bol d’eau à proximité et le regroupement des pots pour créer un microclimat. La lumière se faisant rare, le jardinier rapproche ses plantes des fenêtres bien exposées et nettoie régulièrement leurs feuilles avec un chiffon humide pour enlever la poussière qui freine la photosynthèse, quitte à compléter avec une lampe horticole en cas d’intérieur très sombre.
Certaines plantes d’intérieur vraint vraimant une place de choix pendant la mauvaise saison, car elles prennent soin de vous en même temps que vous prenez soin d’méritelles. L’horticultrice Kelly Warnick souligne ainsi : “Les plantes émettant des composés et des aérosols qui peuvent renforcer le système immunitaire”, explique Kelly Warnick, horticultrice auprès de l’American Horticultural Therapy Association (AHTA), au magazine Homes & Gardens, citée par L’Internaute. Elle cite le palmier Areca, souvent présenté comme excellent purificateur d’air, capable d’absorber des composés comme le xylène ou le toluène, à placer dans un endroit lumineux sans soleil direct avec une humidité modérée. Les peperomias, surnommées “plantes radiateurs”, sont appréciées pour leur effet sur le bien-être mental : leur texture stimule au toucher la production de sérotonine et d’endorphines, et une étude de la NASA en 1980 a montré qu’elles pouvaient réduire jusqu’à 47% le formaldéhyde intérieur. L’Internaute conseille de les garder entre 18 et 24 °C, en lumière vive mais indirecte, avec des rempotages réguliers. Quant aux broméliacées, elles stockent l’eau dans leur réservoir central, ce qui permet des arrosages espacés ; elles contribuent à éliminer le formaldéhyde et le benzène tout en absorbant l’excès d’humidité de l’air, limitant les moisissures et les problèmes respiratoires, ce qui en fait des alliées idéales pour l’hivernage des plantes en pot dans la maison.











