Conseils pour Économiser de l'Énergie

pour lui, les entreprises US n’ont pas à respecter les règles européennes

pour lui, les entreprises US n’ont pas à respecter les règles européennes


On pense au feuilleton clos avec la « déclaration commune » de cet été. Taux. Washington a envoyé début octobre une nouvelle proposition à la Commission européenne, au nom d’un commerce « réciproque, juste et équilibré ». En coulisse, les diplomates européens parlent plutôt de demandes « maximalistes », selon Les Échos. Autrement dit : tout est à renégocier.

Trump veut renégocier, encore

Le cœur du problème ? Les États-Unis veulent désormais discuter des lois européennes jugées trop contraignantes pour leurs entreprises, comme la directive sur le devoir de vigilance, qui oblige les grandes sociétés à surveiller l’impact social et environnemental de leurs chaînes d’approvisionnement. Washington y voit une ingérence et des surcoûts. Même choisi pour les textes sur la déforestation et le fameux ajustement carbone aux frontières, que l’Amérique aimerait bien contourner.

Du côté européen, on garde un ton mesuré, mais la crispation est bien là. « Nous restons concentrés sur la mise en œuvre fidèle de la déclaration conjointe », a rappelé Olof Gill, porte-parole de la Commission. Autrement dit, pas question de tout recommencer.

Dans les capitales européennes, on redoute surtout que céder aux Américains n’ouvre la voie à d’autres exigences lieux d’ailleurs. Si Washington obtient ses exemptions, pourquoi pas Pékin ou New Delhi ? L’UE risquerait d’y perdre ce qu’elle appelle son « effet Bruxelles », cette capacité à imposer ses normes environnementales et sociales au reste du monde grâce à la taille de son marché intérieur.

« Ce n’est ni une surprise ni une nouveauté, c’est du chantage permanent », souffle un eurodéputé cité par Les Échos. De quoi compliquer la tâche d’Ursula von der Leyen, qui présentait l’accord commercial de l’été comme une base solide — certes asymétrique, mais stable — pour le commerce transatlantique.

La France, elle, se montre un peu plus sereine : ces escarmouches ne seraient pas la priorité de Washington, davantage préoccupée par la politique intérieure et par ses industriels. Mais le risque demeure : si le Parlement européen juge l’accord trop déséquilibré, il pourrait tout simplement le bloquer.

En toile de fond, une autre bataille se prépare : celle des régulations numériques. Les géants de la technologie américaine n’ont jamais digéré les impôts et les lois européennes sur les plateformes, et Trump est prêt à prendre leur parti. De quoi pousser Bruxelles à rappeler qu’elle dispose d’un outil de dissuasion : l’« instrument anti-coercition », un mécanisme de représailles commerciales prêt à être dégainé si la Maison-Blanche insiste trop. Ce qui risque bien d’arriver…

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