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quand voir ses amis devient un luxe

Un simple week-end entre copains peut aujourd’hui coûter aussi cher qu’un loyer. Billets de train, logement en Airbnb, cagnotte pour un cadeau collectif, resto le samedi soir, brunch le dimanche… Le prix de l’amitié flambe, et avec lui un sentiment diffus mais bien réel : celui de devoir payer pour rester inclus. En France, le phénomène touche de plein fouet les 25-35 ans, pris en étau entre loyauté sociale et tension budgétaire. Zoom sur ce phénomène.
Friendflation : quand voir ses amis devient un luxe
Organiser un week-end entre copines ou participer à un enterrement de vie de jeune fille n’a jamais été aussi cher. Depuis quelques années, entre les cagnottes, les billets de train, les Airbnbs ou les robes imposées pour les mariages,
l’amitié pèse de plus en plus lourd sur le portefeuille. Un phénomène que les Anglo-saxons ont baptisé «friendflation», contraction de «friendship» et «inflation». Et le mot résonne fort pour toute une génération de trentenaires pris entre loyauté sociale et réalités économiques.
Face à cette nouvelle pression financière, de plus en plus de jeunes actifs se demandent s’ils peuvent encore se permettre… leurs amis. Pour beaucoup, cette forme d’inflation relationnelle entraîne des choix difficiles, voire douloureux : décliner des invitations, s’éloigner de certains groupes, voire culpabiliser de ne pas « suivre le mouvement ».
L”amitié : un coût social en hausse constante
Selon RTL, le prix moyen pour participer à un EVJF peut dépasser les 350 à 500 euros pour un simple week-end. «
Entre l’EVJF, la tenue, le logement, le train, on est sur un week-end à 400 euros. J’ai dû refuser deux invitations cette année », témoigne Margaux, 29 ans, dans un reportage diffusé par RTL. À cela s’ajoute les
cadeaux communsles cagnottes Leetchiles voyages en groupeou encore les restaurants d’anniversaireparfois à répétition. Ce n’est plus l’exception : c’est devenu la norme. Et dans un contexte d’inflation généralisée, le phénomène devient une source d’angoisse.
Le média Libération évoque cette pression croissante chez les jeunes actifs, tiraillés entre envie de rester dans leur cercle et nécessité de faire des choix. « On peut se retrouver à dépenser 300 euros en un mois juste pour faire partie du groupe », souligne un sociologue exposé par le quotidien. Une sorte de « taxe sociale invisible » qui pousse certains à revoir entièrement leur manière d’entretenir les liens.


Cagnottes, week-ends, robes de mariage… les nouvelles dépenses imposées de l’amitié
La touche d’amitié toutes les sphères de la vie socialesouvent de façon insidieuse. Voici les situations les plus fréquemment citées par les personnes concernées :
- Participation à une cagnotte en ligne « commune » sans discussion de montant
- Week-ends ou soirées organisés avec hébergement imposé
- Robes ou tenues spécifiques à acheter pour des cérémonies
- Cadeaux de groupe pour les anniversaires ou naissances
- Voyages de mariage, parfois à l’étranger, difficilement refusables
Le phénomène est tel qu’il s’installe désormais dans le langage courant et suscite des discussions ouvertes sur les réseaux. Un post Instagram très partagé résume la lassitude ambiante : «
J’ai pas les moyens d’être une bonne amie en 2025 ».











