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Redonnez vie à vos vieux pommiers : techniques de regreffage et taille pour une récolte spectaculaire sans replanter


Face à un vieux pommier en déclin, des techniques éprouvées peuvent redonner vie et récoltes abondantes. Découvrez comment la taille et le regreffage transformant ces arbres fatigués.
Un pommier qui se tord, des fruits minuscules, des rameaux qui s’épuisent : l’image fait mal au jardinier. Quand la fructification s’éteint et que les maladies s’invitent, l’abattage semble parfois inévitable.
Ce serait passer à côté d’une méthode éprouvée qui redonne la vigueur et les récoltes, sans replanter. Les pros du verger l’appliquent depuis des années, avec des résultats souvent spectaculaires. La suite peut surprendre.
Rajeunir un vieux pommier : diagnostic utile et levier décisif
Avant tout, observateur. Bois mort abondant, branches abîmées ou entremêlées, rameaux maigres, manque de lumière au cœur de la couronne, fruits rares ou piqués : autant de signaux d’alerte. Ce vieux tronc a pourtant une réserve de sève et peut repartir si l’on corrige la structure et relance la circulation d’air et de lumière.
Le duo gagnant pour rajeunir un vieux pommier
tient en deux gestes complémentaires : regreffage
sur les charpentières et taille de rajeunissement. La taille se conduit de fin d’hiver à tout début de printemps, hors gel, alors que la greffe en couronne se pratique au printemps, quand la sève monte. Côté matériel, l’essentiel suffit.
- Sécateur désinfecté et bien affûté
- Scie d’élagage propre
- Couteau à greffer précis
- Mastic de cicatrisation écologique
Greffe en couronne et taille de rajeunissement : mode d’emploi
Pour le regreffage, prélevez les greffons en hiver et conservez-les au frais. Au printemps, pratiquez la
greffe en couronne sur des charpentières raccourcies : incisions nettes, greffons bien plaqués, ligature soignée, puis masticage. Cette opération relance parfois la vigueur et la fructification, branche après branche. Choisir des
variétés rustiques limite les soins : Ariane, Juliet, Santana, Galarina, Belle de Boskoop, Reinette grise du Canada, mais aussi Reinette du Canada ou Api étoilée.
La taille de rajeunissement supprime le bois mort, aère la couronne et stimule les jeunes pousses. Procédez en douceur et étalez les coupes sur deux à trois ans pour éviter le coup de chaud physiologique. Chaque fin d’hiver ou en tout début d’automne, ajustez la silhouette, en privilégiant une structure claire et bien ventilée. Les nouvelles pousses robustes prennent alors le relais, très vite.
Après soins et ensachage contre le carpocapse
Après intervention, offrez de bons appuis au sol : apport de
compost au pied, paillage pour garder l’humidité, arrosages réguliers la première saison. Surveillez l’apparition de chancres ou de taches et coupez sans attendre les parties atteintes. Des décoctions naturelles de prêle ou d’ortie fournissent au maintien sanitaire. En cas de pucerons, une huile blanche suffit souvent, tandis que des nématodes s’emploient contre la sésie. Un second pommier pollinisateur à proximité, ou des greffes multivariétés, renforçant encore la mise à fruits.
Côté récolte, l’ensachage en juillet sécurise les pommes contre le carpocapsetrès actif de juin à août. Quand le fruit atteint la taille d’une noisette, entourez-le d’un sachet papier microperforé ou d’un tissu non tissé, noué au pédoncule sans serrer. On observe souvent moins de 5 % de fruits touchés, quand des pommes non protégées peuvent perdre environ 30 % de la récolte chaque saison. Résultat : des fruits sains, à la peau lisse, et une protection qui réduit fortement les traitements.











