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Son chat va chez son voisin, elle écope de 1250 € d’amende et pourrait devoir payer 2000€ supplémentaires

Son chat va chez son voisin, elle écope de 1250 € d’amende et pourrait devoir payer 2000€ supplémentaires


Son chat va chez son voisin, elle écope de 1250 € d’amende et pourrait devoir payer 2000€ supplémentaires

À Agde, un propriétaire est condamné à 1 250 € pour les escapades de son chat chez le voisin. L’affaire soulève des questions sur les risques pour les propriétaires de chats.

À Agde (Hérault), un chat roux et une clôture de jardin ont suffi à déclencher une procédure qui fait parler. Une riveraine est désormais face à une sanction financière et à une
astreinte qui grossit au rythme des incursions supposées de son animal chez le voisin.

Le 17 janvier 2025, le tribunal de Béziers a condamné la propriétaire de Rémi à verser 1 250 € de dommages-intérêts et de frais de justice, avec une astreinte de
30 € à chaque fois que le matou franchira la clôture. Une nouvelle audience est fixée en décembre pour des récidives alléguées, avec un risque de porter l’addition à
2 000 € et l’astreinte à 150 €
par passage. La suite se jouera là.

1 250 € d’amende et 30 € par récidive : le jugement de Béziers

Au cœur du dossier, les “divagas” de Rémi chez le voisin : traces de pattes sur un crépi en cours de séchage, une couette souillée, des besoins dans le jardin. Le tribunal a retenu la responsabilité de la maîtresse pour ces nuisances, tout en assortissant la décision d’une astreinte à chaque franchissement de la clôture. Depuis, la vie du félin a changé.

“Depuis le jugement, je garde Rémi à la maison. C’est très compliqué. Il a pris du poids et il est devenu agressif. Je ne peux même pas le mettre dans mon jardin de peur qu’il saute la clôture. C’est comme si on l’avait condamné à être assigné à résidence, une sorte d’emprisonnement et une double peine“, explique Dominique Valdès, la maîtresse de Rémi, au Parisien.

Dans le quartier, certains rappellent qu’un autre chat roux circule aussi, et que des dizaines de photos en noir et blanc prises parfois de nuit ne permettrontient pas, selon elle, d’identifier formellement l’auteur des dégradations.

2 000 € d’amendement envisagé et 150 € par récidive

Le voisin affirme que l’animal serait revenu entre avril et juin, ce qui a entraîné une nouvelle convocation en décembre 2025 devant le juge d’application des peines de Béziers. À la clé, une “note” plus lourde et une astreinte qui pourrait être portée à 150 € par apparition. Dans la rue de la Treille, du coté des voisins, la colère monte et l’ironie affleure : “c’est une version judiciaire de Qui veut gagner des millions !“, souffle un habitant. Le plaignant, qui a fait poser plusieurs caméras de surveillance ayant valu un rappel de la CNIL, n’a pas souhaité répondre par la voix de son conseil.

La SPA suit de près ce dossier.

Nous n’avons pas connaissance de jugement similaire par le passé. Et nous essayons d’avoir une veille“, indique Guillaume Sanchez, son directeur général.

Et d’alerter : “Ce n’est pas juste Clochemerle. C’est un sujet bien plus grave. Le chat domestique, surtout quand il est dans une maison, exprime un besoin naturel de s’aventurer autour de son domaine. Si cette procédure devait faire jurisprudence, incontestablement, sur pourrait redouter un coup de frein aux adoptions. Qui pourrait se lancer dans un projet d’adoption avec le risque de se voir condamner à payer des astreintes pour les déplacements de son animal ? Personne !

Le magistrat dira en décembre s’il ya lieu de faire payer les astreintes et si les récidives sont réellement constitués.

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