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Supermarchés, cette couleur serait en réalité trompeuse

La DGCCRF met en garde contre l’usage abusif de cette couleur sur les emballages des produits présents dans les rayons de nos supermarchés.
Vous l”avez sans doute remarqué dans les rayons de votre supermarché : la couleur verte est omniprésente. Et pour cause, puisqu’elle s’habille immédiatement à l’œil. Elle évoque une façon de consommer plus responsable et plus écologique. Mais selon un article de Planète.frcette stratégie marketing serait dans le viseur de la Répression des fraudes.
Cette couleur est-elle utilisée pour tromper les consommateurs ?
Cela fait plusieurs années maintenant que les industriels ont compris l’importance grandissante de l’écologie
pour les consommateurs. Certains en ont même fait une priorité. Cette prise de conscience à eu pour conséquence un changement dans les packagings et emballages qui adoptent une couleur en particulier.
Cette couleur, c’est le vert et ce phénomène est appelé « greenwashing » (“écoblanchiment” en français). C’est une pratique qui vise à donner l’impression qu’un produit est respectueux de la planète, même quand ce n’est pas le cas. Auparavant, il fallait que les mentions “naturel” ou “biodégradable” apparaître sur les emballages pour que les consommateurs se décident à l’acheter. Mais désormais, une simple couleur suffit à communiquer autour de certaines valeurs. Dans les supermarchés, le vert est partout, au point de
tromper le consommateur moyen. C’est en tout cas ce qu’affirme la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes).
Une pratique illégale selon la Répression des fraudes
La DGCCRF l’assure : les pratiques abusives sont nombreuses dans les supermarchés français. Sur plus de 3 000 établissements contrôlésprès de 15 % présentaient des “manquements graves” en 2023-2024. Ce sont plus de 430 injonctions, 70 amendes administratives et près de 500 avertissements qui ont été émis afin de lutter contre ces abus.
En effet, il est strictement interdit par la loi de présenter son produit comme étant “écoresponsable” ou “bon pour la planète”, s’il n’existe pas de preuves concrètes d’un impact environnemental positif. Le secteur du textile a été particulièrement visé par la Répression des fraudes. Certains vêtements “upcyclés” affichaient un logo vert alors qu’ils étaient fabriqués à neuf en Asie. Une pratique qui relève de la publicité mensongère et qui est donc logiquement punie.


Comment éviter de se faire tromper par cette couleur ?
Mais un autre secteur est beaucoup touché par le greenwashing : l’alimentation. Des fabricants de chocolats mettent par exemple en avant la “décarbonation” de leur production. Mais il ne s’agissait que d’un projet, pas d’une réalité. Des emballages de produits chimiques portaient aussi la mention “bon pour l’environnement”.
Il existe aussi un “Nutella Vegan” dont le couvercle est vert, mais qui contient toujours de l’huile de palme, pointue du doigt pour la déforestation. Cette stratégie est jugée très hypocrite par de nombreux consommateurs. Si vous voulez éviter de tomber dans le piège, la Répression des fraudes vous recommande de ne vous fier qu’aux labels officiels, les plus fiables étant “Agriculture biologique” et “Écolabel européen”.











