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Travaux maison 2025 : les 16 rénovations au meilleur ROI selon le Journal of Light Construction (et l’erreur coûteuse des vendeurs)


En 2025, certains travaux maison remboursent largement leur coût, d’autres beaucoup moins. Que révèlent les nouvelles données JLC sur les 16 projets au meilleur ROI et lesquels méritent vraiment de passer en priorité ?
Entre la hausse du coût des matériaux et un marché immobilier chahuté, beaucoup de propriétaires hésitent avant de lancer des travaux lourds. Ou les nouvelles données 2025 du Journal de construction légère (JLC)retour sur investissement. On parle de chantiers très concrets : porte de garage, bardage, cuisine, fenêtres… pas de gadget, mais des travaux que les acheteurs regardent en premier.
Dans son rapport “Cost vs Value 2025”, JLC a passé au crible 28 types de rénovations sur 119 marchés américains, en comparant le coût moyen des travaux au gain augmentant sur le prix de vente. L’analyse publiée par House Digest a isolé les 16 projets au meilleur ROI en 2025avec des budgets allant d’environ 2 400 $ (près de 2 200 €) à plus de 25 000 $ (environ 23 000 €). Et le champion de la rentabilité n’est pas nécessairement celui qu’on imagine.
Commentaire JLC mesure le ROI des travaux maison en 2025
Le principe du rapport JLC est simple : pour chaque projet, des entrepreneurs chiffrent un scénario standard (surface, matériaux, niveau de gamme), puis des professionnels de l’immobilier indiquent combien cet investissement augmente la valeur de revente. Un remplacement de toiture en bardeaux d’asphalte, par exemple, coûte à 31 871 $ (environ 29 300 €) pour un ROI de 68 %car le vendeur récupère en moyenne un peu plus des deux niveaux de cette somme au moment de la vente. À l’opposé, la
remplacement complet d’une porte de garageà 4 600 $ environ (près de 4 200 €), affiche selon House Digest un retour de 248 % : propriétaire le gagnerait plus du double de sa mise à la revente.
Les chiffres restent des moyennes nationales américaines, mais ils dessinent des tendances nettes. Les travaux très visibles de
attrait extérieur (façade, portes, bardages) dominent le classement 2025, souvent avec des ROI dépassant 100 %. Les projets intérieurs lourds, eux, restent intéressants mais rentrent plutôt dans une logique mixte : valorisation du bien et du confort au quotidien. Autrement dit, JLC ne dit pas quoi faire chez vous, mais donne une boussole claire sur les ordres de grandeur.
Les 16 projets les plus louables : de la façade à la cuisine
Côté extérieur, le trio de tête est particulièrement parlant. La
porte de garage arrive tout en haut avec ce ROI de 248 %, pour un modèle sectionnel en acier isolé monté sur rails galvanisés et équipé de fenêtres en partie haute. Juste derrière, la porte d’entrée en acierfacturée environ 2 400 $ (près de 2 200 €), affiche un retour de 216 % grâce à son impact sur la sécurité, l’isolation et l’esthétique. Le parement fr
pierre manufacturée sur les niveaux inférieurs de la façade fait aussi partie des grands gagnants, House Digest souligne qu’il donne un aspect haut de gamme pour un coût bien moindre qu’une pierre naturelle pleine. Les remplacements de bardage arrivent ensuite : le vinyleproche de 18 000 $ (environ 16 600 €), atteint un ROI de 97 %, tandis que le
fibre-cimentplus cher (21 485 $, soit près de 19 800 €), grimpe à 114 % grâce à sa durabilité et à son look très recherché. La “grande entrée” en fibre de verre, à 11 754 $ (environ 10 800 €), offre un retour de 85 % en transformant la porte d’entrée avec un cadre vitré et des impostes. Les
terrasses complet ce bloc extérieur : une extension en composite autour de 25 000 $ (environ 23 000 €) atteint 89 % de ROI avec très peu d’entretien, tandis qu’une terrasse en bois, un peu moins chère (un peu plus de 18 000 $, soit environ 16 600 €), grimpe à 95 %, au prix d’un entretien plus régulier.
Les projets intérieurs et techniques tirent aussi leur épingle du jeu. La légère rénovation de cuisine “midrange”
est la star de l’intérieur : pour 28 458 $ (environ 26 200 €), avec conservation des caissons mais remplacement des façades, de l’électroménager par des modèles économiques, du sol et de la peinture, JLC calcule un ROI de 113 %. La rénovation de salle de bain de gamme intermédiaireautour de 26 000 $, reste elle aussi très bien placée, avec baignoire acier‑porcelaine, nouveau meuble vasque, carrelage et revêtement mural vinyle. Côté structure, l’aménagement complet d’un sous‑sol
(grande pièce, salle de bain complète, bar humide)obtient un ROI de 71 %, tout en représentant le budget le plus élevé de la liste. Les
fenêtres en vinyleà 22 073 $ (environ 20 300 €), offrent un retour de 76 % pour un entretien réduit, tandis que les fenêtres en bois, plus chères (26 781 $, soit environ 24 600 €), montent à 70 % en misant sur leur longévité et leur pouvoir isolant. Le remplacement de toiture en bardeaux d’asphalte, déjà cité, clôt la liste à 68 % de ROI et reste à réserver aux toitures en fin de vie. Enfin, les projets énergétiques pèsent lourd : la
conversion du chauffage vers une pompe à chaleur électriqueà plus de 19 000 $, peut réduire la consommation jusqu’à 50 % selon House Digest, un argument clé pour les acheteurs, et l’installation d’un générateur de secours affiche un ROI de 95 % tout en sécurisant la maison face aux coupures de courant.
Comment s’inspirer de ces données JLC pour vos propres travaux
Pour un propriétaire, l’intérêt de ces chiffres est de hiérarchiser les envies de travaux prioritaires. Les chantiers à budget modéré mais au ROI spectaculaire, comme la porte de garagela porte d’entrée en acier ouais
parement pierre manufacturéeressemblent à des “coups de boost” à programmer avant une mise en vente. À l’inverse, des projets comme la cuisine milieu de gammele sous‑sol ou la conversion vers une pompe à chaleur sont plus lourds, mais combinent valorisation du bien, baisse potentielle des factures et confort quotidien pendant plusieurs années. Même si les montants sont exprimés en dollars et attirent le marché américain, les ordres de priorité restent parlants pour un lecteur français : ce que l’acheteur voit en premier et ce qui fait baisser ses charges se retrouve mécaniquement dans le prix de vente.
La bonne approche consiste donc moins à copier les chiffres qu’à reprendre la logique de JLC : investir d’abord là où l’œil et le portefeuille des futurs acquéreurs se rejoignent. Selon que l’on prévoit de vendre vite ou de rester longtemps, le “panier” de projets ne sera pas le même. On peut par exemple réserver les portes, le bardage et un levage de cuisine pour une revente à court terme, et programmer la pompe à chaleur, les fenêtres ou le sous‑sol si l’on compte habiter encore plusieurs années. En gardant en tête que, même avec le meilleur ROI du monde, un chantier reste réussi parce que la maison devient plus agréable à vivre au quotidien.











