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Une famille dont une fillette de 7 ans expulsée près de Bordeaux

À Gradignan, une famille a été expulsée d’un squat, suscitant l’indignation à quelques jours seulement du début de la trêve hivernale.
Le mardi 28 octobre 2025, la maison habitée par la famille Dobre, située à Gradignan, près de Bordeaux, a été vidée sur ordre du propriétaire Domofrance. Selon un article de Sud-Ouestce sont cinq personnes, dont une petite fille de sept ans, qui se sont retrouvées à la rue, du jour au lendemain.
Une famille expulsée quelques jours avant le début de la trêve hivernale
Ils occupaient, de façon illégitime, une maison de la rue Anatole-France, dans la commune de Gradignanen Gironde. Les forces de l”ordre sont intervenues sur place pour demander à toute une famille rom de quitter les lieux sans délai.
“Notre avocat leur a parlé au téléphone, mais ils ont insisté.
Je ne sais pas ce que l’on va devenir“explique la grand-mère.
Cette expulsion a lieu à quelques jours seulement du début de la trêve hivernale. “Tous les ans, c’est pareil. Fin octobre, les évacuations s’enchaînent dans toute la métropole”confie Léonard Velicu, président de l’association Eurrom 33, qui accompagne les familles roms. Ces expulsions de dernière minute ont pour objectif de “vider” les logements avant que la loi n’empêche toute procédure.
Une expulsion qui aurait pu être évitée ?
D’après Léonard Velicu, l’expulsion de la famille Dobre
aurait totalement pu être évitée. Le 24 octobre, une procédure en référé avait été déposée devant le tribunal administratif. Elle aurait dû suspendre toute évacuation, mais la préfecture a expliqué ne pas avoir été informée. Pendant ce temps, la famille
se retrouve sans abri.
L’association Eurrom 33 a essayé de trouver un hébergement temporaire pour la famille. Deux nuits d’hôtel ont pu leur être offertes. “Le père de cette famille travaille en CDI depuis mai. Son fils vient d’être embauché dans la restauration. Nous avons proposé à Domofrance de payer le loyer. Mais nous n’avons jamais pu discuter“regrette le bénévole.


Le bailleur social répond à la famille
Le bailleur social a souhaité répondre à la polémique. “Ils sont entrés par effraction, c’est intolérable”affirme Éric Mangiarotta, directeur de la qualité de service chez Domofrance. Il rappelle aussi que près de 60 000 demandes de logement social sont en attente près de Bordeaux. Les occupations illégales feraient dérailler tout le système.
La famille Dobre assure pourtant vouloir régulariser sa situation. Lors de leur arrivée, ils ont pris le temps de nettoyer et de repeindre la maison, qu’ils jugeaient eux-mêmes insalubres. Mais afin d’éviter un retour, des ouvriers ont déjà commencé à démonter les installations. La maison assister désormais à un nouveau locataire.











