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une propriétaire passe à l’action


À Nantes, un septuagénaire entame une grève de la faim pour dénoncer un locataire qui a « siliconené toutes les serrures » et refuser de payer le loyer.
Pas une semaine ne se passe sans qu’un propriétaire ne dénonce une situation ubuesque liée à un squat ou une occupation de logement devenue incontrôlable. Serrures changées, loyers impayés, procédures à rallonge : pour de nombreux Français, la crainte de perdre le contrôle de leur bien n’est plus une fiction.
Squat : le départ du litige
Au cœur de ce dossier : la maison de famille de Marie‑Claude, 73 ans, installée dans le centre‑ville de Nantes. Elle accepte de
louer une chambre meublée à un homme d’une cinquième année d’années recommandée par une association locale. La location débute avec un bail d’un an. Mais très vite, les difficultés apparaissent. Selon Marie‑Claude, consultée par Infos France,
«Au bout de deux mois… cette personne a obturé la porte d’entrée en laissant sa clé (dans la serrure). J’ai demandé conseil. L’avocat m’a dit de changer la serrure, ce que j’ai fait. Mais, depuis, il a siliconé toutes les serrures de la maison et je n’y ai plus accès. Le loyer n’est pas payé dans son intégralité, voire pas du tout. »
De son côté, le locataire affirme à Infos France:
«Je n’ai rien à me reprocher… Elle m’a envoyé un cabinet d’huissier et je leur ai envoyé toutes les preuves comme quoi je payais mes loyers. Depuis, je n’ai plus de nouvelles, donc c’est en règle.» Le conflit d’accès se mêle à celui du paiement : Marie‑Claude affirme des impayés, tandis que l’homme assure que les virements ont été effectués.
Grève de la faim, une décision radicale
Le dossier ne reste pas cantonné à des désaccords entre bailleur et locataire.Le locataire à déposé
trois plaintes : une pour violation de domicile en mai, une autre en juillet pour vol de clés, puis une plainte pour diffamation.
Pendant ce temps, Marie‑Claude, après avoir essuyé des tentatives de conciliation infructueuses choisit une voie radicale : «Rien n’a bougé, je fais ma grève de la faim.»déclare-t-elle pour
RTL. Elle s’installe place Royale à Nantes avec un panneau, recueille des signatures, malgré le froid, pour dénoncer son impasse : une maison à moitié louée, des travaux impossibles à mener faute d’accès, des loyers non versés.
Propriétaires et locataires : attention
Même si chaque conflit est singulier et unique, cette affaire met en lumière plusieurs points clés. Le respect du contrat de localisation, ainsi que de l’accès aux parties privatives et communes,constitue une socle indispensable. Dans ce cas précis, la propriétaire a tenté de récupérer l’usage de sa maison en changeant la serrure ce qui a provoqué en retour une réaction du locataire qui a bouché toutes les serrures. L’engrenage judiciaire et la médiatisation ont ensuite aggraver les tensions.
Vérifier régulièrement le paiement du loyer est tout aussi essentiel. L’avocat du locataire, Maître Marwin Le Provost, précise que
l’impayé est valorisé à 600 euros,résultant d’un ajustement d’aides CAF, et qu’il est en cours “de régularisation transactionnelle”.Il ajoute pour
Infos France que « rien ne justifie pareil emballement. Mon client s’interroge d’ailleurs sur le silence opposé à sa proposition de résolution amiable formulée il ya un mois. En outre, Madame se présente aujourd’hui comme en situation d’indigence, alors qu’elle est multipropriétaire et parfaitement en mesure d’exercer les voies de droit qui s’offrent à elle. »Pour un propriétaire comme pour un locataire, cette affaire rappelle qu’un conflit mal géré peut rapidement dégénérerprendre une tournure judiciaire, et nuire gravement à l’usage d’un logement.











