Conseils pour Économiser de l'Énergie

véritable nécessité ou simple tendance ? (Ep. 1/5)

véritable nécessité ou simple tendance ? (Ep. 1/5)

Le matin, dans le métro, la majorité des voyageurs a les yeux rivés sur l’écran de son smartphone. Comme si toutes ces personnes étaient coupées du monde. Dans les magasins, dans les restaurants, dans les cafés, dans la rue, à la pause déjeuner au travail, dans le train, dans la salle d’attente du médecin ou même en voiture, c’est la même rengaine. Le smartphone est devenu une extension de la main.

En même temps, au cours des dernières années, il s’est imposé comme un outil tout-en-un. D’abord conçu pour communiquer, via les appels téléphoniques et les SMS, notre téléphone nous permet désormais de nous rendre d’un point A à un point B sans nous perdre, d’écouter de la musique, de regarder nos séries préférées, de réserver une séance de cinéma, d’acheter ce pull qui nous fait de l’oeil depuis des jours, de vérifier l’état de notre compte bancaire, d’immortaliser les moments qui comptent le plus pour nous, de nous réveiller, de savoir quand les pâtes sont cuites, de lire la presse, de prendre le train ou le métro, de nous rappelons un anniversaire ou un rendez-vous crucial, de faire un calcul trop compliqué de tête ou même de payer tout et n’importe quoi d’un geste. C’est ainsi que le smartphone s’est transformé en sauveur, si pratique, et en geôlier, si présent.

En 2025, sortir sans téléphone, c’est être désarçonné. C’est se sentir presque tout nu. Comme s’il nous manquait quelque chose. Une part de nous. Mais il n’y a pas que les smartphones qui sont partout. De manière générale, les écrans sont omniprésents. Nous sommes tellement hyperconnectés qu’on a désormais même des montres capables de nous donner l’heure mais aussi d’analyser nos séances de sport et la qualité de notre sommeil et de nous tenir au courant des derniers messages reçus sur notre smartphone. Dans la sphère professionnelle, bon nombre de salariés passent leur journée entière devant un écran d’ordinateur. Et quand ils rentrent, la télévision prend le relais… Ou le téléphone. Ou la tablette. Parfois, tout cela en même temps.

Pour beaucoup d’utilisateurs, la journée commence devant un écran… Et se termine de la même manière. Selon une étude publiée à la fin de l’année dernière, les Français passent en moyenne 4 heures et 37 minutes par jour sur leur smartphone. Il y a de quoi avoir le tournis. Surtout que de plus en plus d’études (comme celle-ci) mettent en avant les effets néfastes de cette ubiquité des écrans dans notre vie.

Après l’amour aveugle, la prise de conscience

Cette hyperconnexion n’est pas sans conséquences pour les consommateurs. Qui dit hyperconnectivité dit forcément surcharge d’informations. Quand on a tout à portée de main constamment, cela devient trop lourd pour le cerveau humain. Les consommateurs souffrent alors d’une fatigue mentale, ce qui engendre du stress et de l’irritabilité. Mais cela n’est pas tout.

L’omniprésence des écrans, des smartphones et des réseaux sociaux a créé une dépendance, ce qui impacte la santé mentale et physique de chacun. Anxiété, sautes d’humeur, baisse de la productivité, troubles de la concentration, temps d’attention réduit, baisse de l’estime de soi, problèmes de sommeil, sentiments de solitude et d’isolement… La liste est longue. C’est certain : les écrans sont loin d’être nos amis.

Le constat est encore plus amer du côté des plus jeunes utilisateurs. Aujourd’hui, les experts estiment que la mesure «pas d’écran avant 3 ans» est dépassé et insuffisant, fixant maintenant la limite à 6 ans. Ils expliquent que les écrans avant cet âge « altèrent durablement leur santé et leurs capacités intellectuelles ». Chez les adolescents, ce n’est pas mieux. En plus de jouer encore plus fortement sur la capacité de concentration des utilisateurs ou encore sapper l’estime de soi, l’ubiquité des smartphones et des réseaux sociaux offre une nouvelle dimension au harcèlement scolaire, qui se poursuit même à la maison avec encore plus de facilité.

Finalement, peu importe l’âge, les smartphones (et les écrans) sont à utiliser avec précaution. Et les utilisateurs ont de plus en plus conscience de ces multiples effets dévastateurs sur leur santé.

Détox numérique : la solution pour se reconnecter avec soi-même (et les autres)

La multiplication des études mettant en avant l’impact négatif des écrans mais aussi des réseaux sociaux sur la santé, qu’elle soit mentale ou physique, pousse les utilisateurs à prendre conscience de la nécessité de faire une pause. Dans ce monde hyperconnecté, le besoin d’un retour aux sources s’impose. Avec leurs shots de dopamine, la molécule du plaisir, les réseaux sociaux et les écrans sont devenus de véritables drogues. Mais comme pour toute dépendance, il faut se sevrer. C’est ainsi que le concept de « digital detox » est apparu et a pris de l’ampleur au cours des dernières années.

Si le premier centre de désintoxication pour « les accès du web » a ouvert ses portes aux États-Unis en 2009, le phénomène de « digital detox » gagne en popularité depuis 2015. La génération Z est particulièrement touchée par cette envie de déconnexion, faisant revenir les « dumbphones », comme le Nokia 3310, sur le devant de la scène. Qui l’aurait cru ?

Vivez la désintoxication numérique
© Presse-citron

Avec le concept de détox numérique, les utilisateurs cherchent à reprendre le contrôle de leur relation avec la technologie. Plusieurs célébrités, à l’instar d’Ed Sheeran, Tom Holland, Léna Situations encore Selena Gomez, ont encensé une pause loin des écrans et des réseaux sociaux pour préserver leur santé mentale. D’après l’Insee, la moitié des internautes de 15 à 24 ans a affirmé avoir essayé de limiter son utilisation des écrans en 2023.

Bien évidemment, la pandémie de Covid-19 en 2020 a participé à l’essor du phénomène de digital detox. Alors que les utilisateurs se lassaient d’ores et déjà de cette surexposition aux écrans, la crise sanitaire a considérablement exacerbé cette hyperconnexion, accentuant la dépendance de nombreuses personnes. Après des confinements à répétition, les individus ont plus que jamais besoin de se retrouver dans le monde physique et de se reconnecter avec la nature et avec les autres.

Face à cette prise de conscience des risques liés à l’hyperconnexion, même les constructeurs de smartphones font la promotion d’une utilisation plus saine du numérique. Sur votre iPhone ou votre smartphone Android, il existe ainsi des modes dédiés à votre bien-être et à votre concentration qui limitent les notifications ou le temps passé sur des applications précises. Il est également possible de passer votre écran en noir et blanc pour éviter d’être aspiré par les réseaux sociaux et autres applications chronophages. Outre des fonctionnalités spécifiques, des applications ont vu le jour pour vous forcer à passer moins de temps sur votre téléphone. C’est le cas de Onesec qui vous force à respirer profondément avant d’accéder à Instagram ou TikTok. Cela a de quoi décourager certains utilisateurs.

La digital détox, un problème de richesse ?

Les divers modes de votre smartphone ou les applications dédiées ne suffisent pas forcément pour tout couper. Parfois, il faut aller plus longe. C’est ainsi que des établissements proposent désormais des expériences complètes pour se déconnecter, un week-end ou une semaine en fonction du problème. Dans des villes comme Paris, Londres ou Amsterdam, on peut désormais participer à des soirées « sans smartphone ». Mais ces expériences ont toutes un point commun : elles sont payantes.

Ne se déconnecte pas qui veut. Effectivement, quand il y a une demande, il y a une offre. Ainsi, pour pouvoir faire une véritable détox numérique, il faut pouvoir mettre la main au porte-monnaie. Et sortir plusieurs billets dans certains cas. Alors que les risques en lien avec l’ubiquité des écrans et des réseaux sociaux concernent tout le monde, le phénomène de la désintoxication numérique a créé une véritable entreprise. Malgré des préoccupations universelles, cela donne l’impression que la détox numérique est un luxe destiné à une petite majorité de la population. Mais est-ce réellement le cas ?


Consciente de la place des écrans et des réseaux sociaux dans mon quotidien, le phénomène de la détox numérique résonne chez moi. Depuis quelques mois, j’ai mis en place un mode « Sans distractions » sur mes heures de travail pour éviter de m’éparpiller sur TikTok, WhatsApp et X (ex-Twitter) et un mode Coucher dès 22 heures, limitant les notifications et passant mon écran en noir et blanc. Malgré ces mesures et la tentative de mettre en place de bonnes habitudes, mon smartphone reste mon compagnon le plus fidèle.

Une détox numérique est-elle plus accessible qu’on peut le croire ? Ou est-ce simplement un problème de richesse ? Comment reprendre le contrôle de notre rapport aux technologies ? Comment avoir une relation plus saine avec son téléphone ? Se passer d’écrans et des réseaux sociaux en 2025 est-il aussi difficile qu’on le pense ? Toutes ces questions, je me les suis posées. Et j’ai décidé d’y répondre dans cette série d’articles sur la digital detox. Embarquez avec moi dans une expérience déconnectée. Pour commencer cette immersion, je vous emmène dans une soirée « sans smartphone » dans un prochain article.

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